Communique de P Braouzec
Nous avons publié un texte que le député communiste de Lyon André Guerin nous avait fait adresser.
De même voici un communique en réponse du député de Seine Saint Denis Patrick Braouzec:
Patrick Braouezec
Député Seine-Saint-Denis
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les profondes divergences sur le fond que nous pouvons avoir au sein du Parti communiste ne devraient pas déboucher sur des procès d’un autre temps.
Dans une déclaration diffusée largement, André GERIN, député du Rhône, m’accuse d’avoir voulu la mort du groupe communiste à l’assemblée nationale. Pire, que je l’aurais préméditée, complotée avec Noel Mamère.
La réalité est que s’il y a moins de députés communistes, c’est du seul fait des électeurs dont le vote ne s’est pas massivement porté sur les candidats communistes, loin s’en faut.
Dès lors, deux possibilités s’offraient à nous :
- quémander un abaissement du seuil exigé afin de composer un groupe. On a entendu parler de 15, de 10,…
- composer un groupe ouvert aux autres sensibilités, avec la préservation de chaque identité
Mon histoire, mon parcours, font que j’ai tout de suite pensé qu’il serait intéressant de travailler à l’ouverture, avec les Verts notamment, dont il est de notoriété publique que persistent entre nous de nombreux désaccords. Néanmoins, nous partageons un grand nombre de valeurs et de combats communs, nous l’avons vu notamment sur l’immigration, ou les services publics. Opinion partagée par d’autres députés et défendue lors d’une première réunion mardi 19 juin.
Une semaine après, le seul accord trouvé a été de former un groupe dit technique, qui permettait la sauvegarde des moyens mis à la disposition des groupes politiques.
Je n’ai, pour ma part, contrairement à ce que laisse entendre André GERIN, participé à aucune négociation.
Celles-ci ont été menées, pour le groupe, par Alain BOQUET, je n’y ai donc pas participé. Les modalités de fonctionnement, matérielles notamment, ont donc été négociées par ce dernier, au nom des élus PCF et apparentés.
Essayer de me faire porter la responsabilité de la situation que connaissent les communistes au sein de l’Hémicycle, frise le ridicule, la mauvaise foi, voire la calomnie. Mais avec André GERIN, peut-on s’attendre à autre chose ?
Lui, et d’autres, n’ont donc tiré aucune leçon des échéances passées, des messages envoyés.
Pour ma part, je continuerai, avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, de m’opposer à ce gouvernement, et de construire une alternative politique claire et crédible. Loin des querelles de comptoir et de l’entre soi.