Edito signé Alain Herrero

Cela s’agite au parti socialiste, ils sont inquiets, un renversement d’alliance est préconisé par certains proches de Ségolène Royal. Nous assistons à l’abandon de la stratégie du Congrès d’Epinay défendu en juin 1971 par François Mitterrand qui prônait l'union de la gauche. On n’entend peu la direction du parti socialiste. Le fait que Ségolène Royal propose une alliance à François Bayrou, malgré les tombereaux de critiques qu’elle lui réservait naguères, montre bien que l’histoire de l’union de la gauche est bien finie. Cela illustre également que le PS n’est pas un parti de conviction mais un parti de pouvoir, à n’importe quel prix. "La madonne de glace" sait composer avec les hauts dignitaires, elle est prête à tout, même à appliquer un programme très atténué par rapport au projet socialiste qui était pourtant peu révolutionnaire. Comment peut-on encore imaginer une alliance avec le PCF pour les législatives et les municipales ? Romainville à ce sujet est un exemple qui confirme le divorce entre les deux partis.
Comme les socialistes européens et comme de nombreux dirigeants ( Michel Rocard, Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn ....) elle s’engage sur la voie de la social-démocratie. Ce n’est pas ainsi que nous nous approcherons de la justice sociale si importante aux yeux des travailleurs. Si l’ambition de Nicolas Sarkozy est diabolique, celle de Ségolène Royal n’est pas dans la sainteté. Je réaffirme que seul, un 3ème tour social peut changer notre avenir et qu’il n’est pas légitime de suivre la voie des socialistes. L’urgence aujourd’hui n’est pas l’élection présidentielle mais bien la réorganisation de la gauche du Parti socialiste. Si cette réorganisation ne se fait pas, les forces anticapitalistes et antilibérales seront définitivement cantonnées dans un rôle d’observateur stérile et inefficace.
NON A SARKO , NON A SEGO !!
Alain HERRERO
le 28 04 2007.