Les in terventions au conseil municipal du 27/05 (4)

Publié le par pierquet

Intervention de Sofia DAUVERGNE

Conseillère Municipale

Présidente du groupe des élus communistes

 

Délibération: Vœu portant sur le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire" en soutien à la motion de soutien du conseil d'administration de l'hôpital André Grégoire au personnel mobilisé de l'hôpital public.

 

Notre pays a changé, nos besoins ont évolués et pour prendre ces changements à bras le corps une redéfinition de notre système de santé est nécessaire. 

 

Oui il faut investir notre système de santé ; pour en défendre sa grande qualité et pour répondre aux besoins de notre temps. En 10 ans les mentalités ont changé. Nous accueillons favorablement la stabilisation du nombre des naissances, nous vivons plus longtemps, de nouvelles maladies font leur apparitions, et la société civile prend de plus en plus compte que l’Hôpital d’aujourd’hui est un maillon essentiel de l’expression du progrès de l’Humanité.

En répondant présent face aux accidents de nos vie, de celle de nos proches ou de celle de nos voisins, notre système de santé publique doit encore évoluer pour trouver des réponses adaptées aux besoins de la vie courante pour les 10 ans à venir. Cette responsabilité est collective, elle demande l’engagement de chacun.

 

Pourtant, face à ce vrai défi, force est de constater que la politique menée par le gouvernement actuel en matière de santé publique  reste en deçà des réels enjeux. Tout porte à croire qu’il se limite paresseusement à poursuivre des mesures surannée, doublée d’une vision de l’avenir complètement dépassée.

Non ! Il n’est pas sérieux de s’investir avec autant de talent et d’audace pour faire croire aux français que la modernité réside dans le mythe dépassé de « l’Hôpital Entreprise ». Le compte n’y est pas, le compte ne suffit plus.

 

L’hypocrisie ne suffit plus pour nous faire croire que les solutions viendront d’expériences d’outre-Atlantique et de cette culture managériale de nos hôpitaux, d’une vision gestionnaire de notre système de santé. Non ! Nous n’avons rien à gagner à reproduire dans notre pays et dans notre ville ce qui a échoué ailleurs. Car convenons-en : à force d’abandonner le meilleur pour tenter l’expérience du pire c’est notre avenir qui est mis en demeure. Et nous n’avons rien à gagner à accepter une médecine à plusieurs vitesses.

 

Car en proposant sans coup frémir de supprimer 20 000 emplois, de faire du directeur de l'hôpital un patron dotés de tous les pouvoirs avec pour consigne de réduire les coûts, l’État n’est plus le garant de notre système de santé publique et solidaire.

A travers sa ministre de la santé, l’Etat n’est plus le garant de l’accès aux soins au plus grand nombre. Finalement contre tout attente Le gouvernement fuit la question des moyens nécessaires au bon fonctionnement des établissements de santé. 

 

Ce n’est un secret pour personne, cette culture libérale, dogmatique et vieillotte du service public n’est pas la nôtre.

Et les élus communistes que nous sommes ne peuvent que se joindre aux 74% de français  qui dénoncent et soutiennent les personnels hospitaliers. Nous ne pouvons que soutenir celles et ceux qui en ces temps d’incertitude ont le courage de s'opposer à la réforme gouvernementale voulue par notre ministre de la santé. Ce soutien n’est pas démagogique ou populiste, il est porté par l’avenir en tant que patient et en tant que républicain.

 

Nous persisterons chaque fois que cela sera nécessaire à dénoncer cette réforme qui n’apporte pas de solution juste aux besoins en matière de santé des français. Nous persisterons à nous opposer à la volonté gouvernementale de structurer et d’accentuer les inégalités d’accès à la santé. Nous nous engagerons toujours pour préserver une culture solidaire de l’hôpital public.

 

Alors que partout dans le monde on reconnait la qualité du service de santé de notre pays, nous constatons que de plus en plus de nos concitoyens hésite pour des raisons de coût à se faire soigner.

 

Pire ! Les attaques contre la CMU se multiplient, le nombre de  lits d’hôpitaux se réduit de façon scandaleuse, la tarification à l’activité met en danger l’exercice raisonné de la médecine, les honoraires de certains spécialistes explosent sous la forme d’honoraire frisant l’indécence.

 

Je refuse d’accepter la disparition des petits hôpitaux  au profit des grosses structures et de nier dans le même temps le principe de proximité. Ce principe est pourtant essentiel, notamment en Province. En clair, je refuse d’accepter cette vision dépassée de l’accès à la médecine

Je suis pour q’une solution soit trouver afin qu’aucune femme n’ai à faire 100 km pour pouvoir accoucher dans de bonnes conditions, comme c’est le cas dans le massif central.

Je suis pour qu’une solution soit trouvée pour en finir avec la pénurie de médecin dans certains quartiers, sans parler des difficultés que cela pose en Province.

 

Les élus communistes que nous sommes ne peuvent que se joindre à la large mobilisation du personnel hospitalier, mobilisation qui par son caractère national à déjà permis  de faire réécrire la loi.

La modernité implique de faire preuve de bon sens.

La modernité implique de répondre aux besoins des patients.

La modernité consiste à saisir à bras le corps la question de la démocratie sociale et de la proximité du service public de santé.

 

Dans ce sens, nous voterons ce vœu de soutien au personnel de l’Hôpital André Grégoire. Nous sommes solidaires de la mobilisation qu’ils effectuent pour le maintien de l'hôpital public.

Par ailleurs, nous proposons qu’un large débat sur les questions de santé publique soit organisé sur notre commune au plus vite. Car si des questions de fond se pose, nous ne devons pas oublier que notre pays se prépare à affronter à l’automne prochain un risque de pandémie lié à la mutation du virus H1N1 ; et qu’en la matière j’ai cru comprendre que l’Etat compte sur les communes pour y faire face. Ainsi , nous aimerions savoir qu’elles sont les mesures qui seront prises sur notre commune en la matière. 

 

 

 

 

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