Après la Fête
Voila un témoignage qui nous arrive sur lé dernière fête de l'huma. Dans le fond c'est pas mal dit qu'en pensez vous?
Fête de l’Huma : 30 ans après
Cela faisait 30 ans que je n’avais pas été à la fête de l’huma. C’était pour moi la conséquence d’une mise en quarantaine que m’avaient infligée les responsables locaux et régionaux de mon parti (le PCF) en raison des libertés d’initiatives et l’esprit de non-conformité que je m’étais accordé avec le centralisme dit démocratique.
Participant actif de l’association des communistes unitaires présents sur le site, j’ai passé le samedi et le dimanche à la fête, je vous livre mes impressions d’ensemble et quelques annotations sur nos débats.
Pour ce qui est de la fête dans son ensemble, j’ai été émerveillé dès mes premiers pas dans les allées parmi les stands de retrouver cette ambiance merveilleuse, de joie, de jeunesse, de couleurs, de diversité, d’expression populaire vivante pleine d’espoir et d’éprouver les mêmes sensations 30 ans après.
En déambulant au gré des régions, des communes, des pays, des organisations politiques et sociale, j’ai beaucoup écouté, regardé les affiches, les tracts. Tous évoquaient avec brio les méfaits du libéralisme et de la politique de Sarkozy. S’il était souvent question de résistance et d’espoir, il m’a semblé voir et entendre un discours surtout protestataire, et j’ai ressenti une insuffisance sur la détermination de vouloir changer la société, une absence de perspective ou simplement de croire en son possible.
Dans le contenu des écrits, des tracts, on en reste trop souvent à une idée de partage du capital de répartition des richesses comme le pâté d’alouette (un cheval une alouette), pour prendre quelques exemples citons : << Baisser la TVA ! Taxer le Capital >>, << Baisser la TVA,serais juste. L effet imm diat serait une augmentation du pouvoir d achat ? >>.
Ce qui m’a le plus frappé c’est de voir inscrit partout << PCF : La Force Solidaire et Populaire >>. Cette enseigne ne me semble pas être à la hauteur des enjeux d’un changement de société. C’est une très belle citation, qui à première vue, m’a fait penser au stand du Secours Populaire F.
Par ailleurs, j’ai remarqué beaucoup de belles et bonnes choses et surtout une grande richesse de débats, de discussions tournés vers le changement, vers l’espoir, vers l’avenir.
Pour ce qui concerne le stand de communiste unitaire, un grand bravo pour sa
réalisation, pour sa réussite. Merci aux concepteurs, aux animateurs qui nous ont donné à voir et à entendre de bonnes choses avec deux grand thèmes passionnants intitulés : << COMMUNIME : QUEL AVENIR ? QUEL AVENIR POUR LA GAUCHE ? >>, d’une actualité brûlante.
Dans le débat sur le communisme, j’ai senti des difficultés pour exprimer de façon convaincante de quel communisme futur il est question. Plusieurs intervenants se cramponnant à leurs propres convictions en restant prudent, craignant peut-être une remise en cause trop forte des principes fondamentaux pour l’avenir de la société et du communisme de demain.
Quelques confusions entre organisation communiste et conception du communisme, mais aussi des idées intéressantes sur << le communisme mouvement d mancipation et d intervention politique >> sur << faire sauter le verrou qui nous rend incapable d avoir un mouvement d’ensemble, nous permettant de sortir de la préhistoire de l’humanité >> cette idée << d un communisme de mise en commun pour le bien commun, d un humanisme du savoir donner et recevoir >>
Dans le débat sur la gauche, quelques tendances à vouloir se repositionner, se recomposer se recentrer, à s’unir en fonction des intérêts de son propre camp. Pas très encourageant tout cela pas plus que l’idée d’un grand parti unique de la gauche ou à gauche de la gauche.
La gauche, il est bon de le dire, n’est pas et ne peut être un parti une organisation politique. Elle est un lieu, un espace politique qui doit son origine par le positionnement de la majorité (bourgeoise) et la minorité (populaire) à la droite ou à la gauche du président dans l’hémicycle.
Bien entendu il convient de conserver cet espace ce lieu de gauche chargé d’une histoire importante riche et populaire mais il est temps, indispensable, urgent d’en changer la partition et les règles du jeu. La gauche n’appartient à personne, elle n’est la propriété de personne, disons plutôt qu’elle appartient au peuple.
Chacun tend à penser qu’il faudrait une nouvelle dynamique pour changer la société, et bien, et j’en suis, qu’attendons- nous pour nous rassembler sur cette idée qu’une autre société est à penser et à construire, en faisant bouger les limites, en devenant une force de transformation sociale. Le terrain de la gauche est idéal pour se battre et gagner ensemble.
L’avenir du communisme et l’avenir de la gauche voilà deux grands chantiers trop timidement ouverts. Il est temps de passer à l’étape très supérieur.
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