En Colére F Le Cornec!!

Romainville le 3 octobre 2007
Les propos du père François,
Les affaires reprennent !....
J’étais ce mardi à la réunion organisée par la mairie à l’intention des retraités pour m’inscrire aux cours d’initiation à l’informatique.
Je dois dire que la séance était bien organisée, que les retraités (c’est l’électorat de la maire Valls) étaient nombreux et que l’accueil qui leur était réservé était sympathique et agréable (bravo au personnel communal).
Mes affaires faites, je discutais avec une jeune femme qui souhaite organiser une sorte de spectacle musical avec des enfants et des vieux et je lui disais que je ne me sens aucun don pour le spectacle quand, derrière moi, j’entendis une aigre voix de fausset proférer ces mots : « N’écoutez pas cet homme, c’est une langue de vipère ». Je pensais qu’il s’agissait d’une querelle d’ivrognes, lorsque j’entendis l’individu répéta à deux reprises la même phrase (oubliant qu’une vipère doit être lubrique.)
Je me retournai alors et me trouvai face à un « chevalier à la triste figure », compromis entre l’adjudant de quartier et le garde-champêtre à qui je déclarai tout-de-go : « Etait-ce bien à moi que vous vous adressiez ? » (C’est un alexandrin mais il n’eut pas l’air de s’en rendre compte).
Sur sa réponse affirmative, je me suis dit que le « camp d’en face » avait changé de tactique.
Jusqu’à présent, en effet, mes polémiques n’ont jamais suscité de réaction et je comprends très bien cette tactique dite du « mur du silence » que d’ailleurs la maire Valls utilise en de nombreux domaines.
Fallait-il donc penser à un changement d’attitude ? Et, dans l’affirmative, pourquoi avoir choisi un émissaire d’un aussi médiocre niveau ?
J’en ai conclu que mon interlocuteur agissait pour son propre compte et j’ai été conforté dans mon opinion quand il a ajouté que ma prose le faisait penser à « Rivarol pendant l’occupation ».
Il se trouve que je n’ai jamais lu Rivarol et il se trouve aussi que j’avais 9 ans en 1945.
Il se trouve enfin que l’homme qui m’agressait avait, en une autre circonstance, dit à l’un de mes amis très chers, à la sortie d’une réunion politique ou politicienne : « tu es un traitre et les traitres comme toi, on les fusillait à la Libération. » Décidément, c’est une idée fixe, et tout cela serait très grave si cet homme n’était pas stupide.
En tout cas, je saisis l’occasion pour lui dire que la seconde guerre mondiale est finie depuis plus de 60 ans et que, quelle qu’ait été sa conduite à cette époque lointaine, rien ne l’autorise à s’ériger en juge du comportement actuel de ses contemporains ni à s’imaginer le propriétaire de la mémoire collective.
En toute hypothèse, l’outrance de ses propos les rend peu crédibles et tend, en revanche, à le discréditer.
Il n’est pas beau de faire parler les morts mais j’ajouterai que mon ami Albert Giry, homme de culture et de tolérance, lui, ne disait pas que du bien de l’homme qui m’a invectivé au Palais des Fêtes.
Un peu d’autocritique ne messiérait pas à ce garçon.
Je ne lui en veux pas mais je lui conseille une visite chez un psychothérapeute.
Je m’aperçois que je n’ai pas donné son nom.
Eh bien, je ne le connais pas. Tout ce que je sais c’est que, pendant la dernière campagne électorale, mes camarades communistes, quand ils le voyaient passer, entonnaient une chanson intitulée « Léon de Bayonne », que peut être vous connaissez et qu’il faisait semblant de ne pas entendre.
Allez savoir pourquoi……
Salut à tous
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