Feuilleton: Episode 18
Comment se présente l’élection municipal 2008, quel programme pourrait être proposé aux électeurs ?
Premier élément à prendre en compte, la participation lors des municipales anticipées de février 2007 à été très faible. Lors de la Présidentielle elle avait été moins importante qu’ailleurs en France, et lors des scrutins précédents on avait constaté une mobilisation en baisse dans les cités et quartiers populaires. Un fait important dans l’analyse de l’érosion du vote communiste puisque c’était bien dans ces secteurs que le PC faisait ses meilleurs scores.
Vient ensuite la nécessité de regarder de plus près pourquoi Coco Polka et « le Parti Socialien » d’autre part ont engrangé tant de suffrage.
Pour le Maire, c’est relativement facile. Il y avait une réelle désillusion de l’électorat communiste, voir un mécontentement. Comme déjà dit en 2001, Coco Polka avait de fait l’investiture du PC au même titre de Jean Joseph Doudiable,, puisque la direction nationale des communistes avait autorisé l’utilisation du logo du PC pour les deux listes. Donc il y avait une possibilité, pour l’électeur, de montrer son mécontentement, tout en votant tout de même communiste. Et on l’a vu c’est alors surtout le PS qui a fait les frais de cette situation.
En février 2007, la très faible participation de l’électorat populaire, à permis la réélection de Coco Polka, d’autant que le PS, qui cette fois était sur la liste, avait depuis réussi à se forger un réel électorat local.
Alors justement le vote socialiste ? Le phénomène a plusieurs explications. Il y a eu bien sur la suite de l’élection de « l’homme au chapeau noir, au labrador et à la fille longtemps
cachée ». Lorsque l’on est au pouvoir on aimante une partie des électeurs…. Ensuite , il y a eu le phénomène qui vient d’atteindre un point culminant lors de la présidentielle 2007,
LE BIPARTISME de la vie politique nationale. Avant cela il y avait bien la bipolarisation, la droite et la gauche, mais depuis plusieurs années nous nous dirigeons vers l’omnipotence de DEUX PARTIS, et non plus de deux courants de pensée. Nous venons d’en vivre une confirmation, et ce malgré le phénomène du candidat aux grandes oreilles qui a fait illusion quelques temps. Le Bipartisme sert le P.S. local, lui permettant de se forger un socle électoral aujourd’hui solide.
Ne négligeons pas non plus la part de responsabilité des communistes locaux dans leur défaites électorales locales successives, même si le déclin national du PC y est aussi pour quelques chose naturellement.
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