Feuilleton: Episode 16

En ne voulant pas s’opposer ouvertement à Coco Polka, le Parti Socialien a largement terni son image. Etant souvent dans les faits, à l’opposé des dires et actions de ce Parti au niveau national. Par exemple dans le dossier de la scolarisation des enfants des familles de sans papier. Ou encore dans la volonté de museler l’opposition lors des séances du conseil municipal en limitant le temps de parole ou en interdisant les prises de vue vidéo des débats. Un électorat de gauche fluctuant et hors partis ne va-t-il pas leur en vouloir et les sanctionner lors du rendez-vous de 2008 ?
Les « Habitants» sont apparus en 2001. Ils sont nés dans le sillage d’un mouvement ayant pris jour au plan national. Des hommes et des femmes qui refusaient ce qu’ils considéraient comme le dictat des partis politiques traditionnels. Avec eux on allait voir ce que l’on allait voir. Ils allaient faire de la politique autrement…
Et on a vu ici comme dans beaucoup d’autre villes. L’expérience est loin d ‘être concluante pour diverses raisons. Les partis politiques, avec les défauts qui sont les leurs bien sur, sont des « écoles » pour de futures élus. C’est autour d’eux que se tissent au delà du local, les coopérations qui favorisent l’organisation et le développement général. Et surtout, ils sont un tamis qui filtre les ambitions personnels, et ils imposent un minimum de règles. On peut dire en résumé qu’en général ils imposent une « règle de parti » qui garantie une continuité d’action et d’engagement, sûrement d’ailleurs en raison du fait qu’un élu a des comptes à rendre à son parti.
Les « Habitants », cohabitation d’individualité, se sont vites montrés impossibles à anticiper et « incontrôlables ». Leur politique de groupe a été très fluctuante. Ce qui explique leur participation, à tour de rôle à la majorité ou à l’opposition, où ils siégent à trois depuis la dernière municipale anticipée de février 2007.
Les « Tournesol », parti politique longtemps représenté, sur le plan local, par le seul Ramond Cucuki, est le type même de la force d’appoint. Après la dernière municipale anticipée, où Coco Polka à semble-t-il eu un peu de mal à boucler sa liste, les « Tournesol », en quête surtout, soyons clair des avantages financiers, de la fonction, ont trouvé place dans l’équipe municipale même si il restent bien peu influant.
Le Mouvement des Copains de Coco, reste une association « cache misère », où quelques retraités s’occupent en rêvant à la grandeur de leur idole : Coco Polka. Pour le reste, ce pseudo parti que l’on peut classer « d’intérêt communal », donne sans doute à la municipalité des gestionnaires dévoués à appliquer les directives du duo Polka/Supermarché.
L’ « Agora »de Romainville. Là on atteint le stade ultime du ridiculement dangereux pour la société. En fait, instrument du couple Van de Gazinière, cet Agora, phagocyté aux radicaux, est devenu l’outil des basses œuvres de Polka et Supermarché.
Autour de leur couple, les Van de Gazinière ont créé un réseau tournant autour de deux pôles : l’un confessionnel, l’autre ancré autour des Parents d’Elève, où ils ont oeuvré durant la scolarité en maternelle et primaire de leurs enfants. Autant de personnes que les Van de Gazinière ont « apporté » dans la mouvance du Maire, et que l’on retrouve « faire la claque » lors des réunions et manifestations, tenir les bureaux de vote lors des scrutins, voir présentés comme candidats lors des tentatives de prise de pouvoir dans les conseils de quartier et autres associations. Mais surtout il y a eu les propos racistes que la dame Van de Gazinière a tenu lors de différents débats au conseil municipal, allant jusqu'à dire que les enfants des familles étrangères étaient porteurs de maladie, et qu’il retardait la scolarité des enfants « Romainvilliens ».
Publicité