Feuilleton: Episode 3
Lors de la campagne des élections municipales 2001, tous deux anciens membres du cabinet de Bob Courou, le précédent maire, Coco Polka et son compagnon Djack Supermarché par ailleurs ancien secrétaire de la section local du PCR, ont coupé les ponts avec le Parti Communiste Romainvillien. Mais l’élection de Coco Polka , (et ils en sont conscients), a été obtenue grâce au militantisme et à l’engagement de « militants communistes romainvilliens». Dans un premier temps – par habitude d’engagement, par convictions persistantes, ou par calculs ??? – Coco Polka et son ami Dkack ne laissent rien percevoir d’une volonté quelconque de changer la politique pratiquée dans la ville depuis des décennies . Solidarité, développement de la vie associative, politique de logement social, éducation populaire, etc…
Mais peu à peu, les adjoints et conseillers « communistes romainvilliens » ( ils et elles étaient toujours membres du PCR, même si, sans lien avec la section locale, ils et elles étaient, de fait, rattachés directement à la fédération
départementale et à la direction nationale) pour de multiples et différentes raisons sont devenus moins actifs et moins présents dans la vie municipale. Et la nature ayant peur du vide, les élus « Habitants » ont su prendre de plus en plus de place, et ont eu de plus en plus d’influence. Car comme déjà dit, Coco et Djack sont en rupture avec le PCR. Pour de « vieux militants » comme eux, ne plus avoir les analyses , ne plus participer aux débats, crée un trouble et sans doute un grand vide. Ce manque « intellectuel » va être compensé par le développement des liens avec les « Habitants », qui les
entraînent sans difficultés dans leurs cercles, avec à la clé très rapidement, une inflexion des idées, et de la ligne politique.
Sans doute conscient de cette situation, et au vue des résultats électoraux qui se succèdent, concrétisant la baisse d’influence du PCR au plan national comme local, les « socialiens romainvilliens » modifient leur position et se rapproche du Maire. Ils décident de jouer la carte de l’intercommunalité, avec comme chef d’orchestre Claudio Bartholus, ancien ministre auprès de qui Coco Polka avait été chercher des appuis en début de mandature.
Coco Polka, dès lors, n’hésite plus à afficher son concept du « refus de l’assistanat », (qui est d’ailleurs devenus lors de la présidentielle 2007, l’un des chevaux de bataille de Nico Sarkyal comme de Ségo Roizy, les candidats du second tour), et celui que l’on doit seulement passer quelques années dans une HLM avant d’accéder à la propriété. Autre modification notoire, le budget consacré aux sports est remis en cause, et spécialement le coût du tournoi de football, qui est largement critiqué par les responsables municipaux
A Suivre…
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