Réponse de Stephane Weisselberg

Publié le par pierquet

Suite à notre article, Pas beaux les Bobos, Stépahne Weisselberg nous adresse la réponse suivant que nous portons à la connaissance de tous:

Sujet :   de la part de Stephane Weisselbe
M. Pierquet,

Cela fait bien longtemps que je ne suis plus étonné de l'absence d'une
quelconque attitude professionnelle, éthique de la part des journalistes
dans l'exercice de leur métier. Mais il faut bien avouer que vous
franchissez encore un nouveau pallier, à travers votre papier intitulé
"pas très beaux les bobos", dans le mépris, l'arrogance et l'ignorance !

Vous n'êtes pas sans savoir pour autant que je ne suis plus maire
adjoint chargé de la citoyenneté et ce faisant, "responsable" des
conseils de quartier. Depuis les dernières élections municipales
anticipées dont soit dit en passant l'analyse de l'échec de la liste
commune citoyenne et parti communiste, produite sur votre blog, manquait
singulièrement d'honnêteté et de rigueur (au moins mathématique) mais
ceci est un autre sujet. Je ne peux donc participer aux réunions des
conseils de quartier que lorsque leurs animateurs décident d'en
organiser. Pour le conseil de quartier centre, la dernière réunion
remonte à septembre ou octobre dernier ! J'ai pris connaissance de la
prochaine, comme vous récemment, par les documents reçus dans notre
boîte aux lettres. Et comme vous, je fus surpris de la date choisie pour
cette première initiative depuis bien longtemps. La première démarche
que j'ai eue consista à contacter mon ami (comme vous dites, plus
exactement un de mes meilleurs amis) François Lecornec pour lui
signifier la concomitance de la date retenue avec l'organisation de la
fête de l'humanité et de mon point de vue, l'impertinence du choix. Il
me fut répondu que tout serait fait pour décaler l'évènement en
question. Il reste que je ne suis pas de ceux qui stigmatisent les gens
qui s'impliquent pour faire vivre leur quartier et qui ne s'intéressent
pas forcément à la vie politique nationale et à ses grands rendez-vous
de rentrée par exemple. De même que je ne suis pas et ne fus pas dans
l'exercice de mes fonctions passées adepte d'une relation organique
entre le pouvoir en place et les structures de participation des
romainvillois comme le sont les conseils de quartier (au moins sur le
papier). Et si votre conception vous a amené à cautionner, voir à
comprendre et promouvoir un type de relation jadis entretenu entre
certains syndicats et certains partis politiques (de droite comme de
gauche d'ailleurs), ce n'est pas la mienne. Il en va de l'indépendance
de ces structures et de la nécessité de les positionner comme
d'éventuels contre-pouvoirs. il en va de la respiration de notre
démocratie et du renouveau en politique ! Ceci dit, en ce qui concerne
l'expérience de Romainville, je reconnais qu'il y aurait beaucoup à dire
sur ce sujet et sur l'inadéquation entre les principes de départ et la
pratique depuis leur avènement.

Enfin, vous ignorez visiblement (et pour un journaliste, c'est un comble
car cela est connu de tous ceux qui s'intéressent à la vie de leur ville
et plus précisément du quartier centre) que 4 membres sur 5 du bureau
du conseil de quartier centre habitent comme vous la cité Gagarine et
peuvent difficilement être qualifiés comme vous le faîtes avec tant de
cynisme et de mépris, de Bobos !!!
Mais pour ne pas tomber dans le travers des amalgames, des raccourcis et
des procès d'intention, il aurait fallu un peu plus de déontologie qui,
malheureusement devient une denrée rare chez certains journalistes.
Vous chérissez le gros trait, la caricature qui trace des frontières et
installe des idées reçues.
Pour quel objectif ?
Vous pointez une catégorie de population en fonction d'une prétendue
aisance financière et d'un parcours plus aisé que d'autres, vous
enfermez les gens dans des boîtes et pour les besoins de votre
démonstration, vous les ciblez pour les opposer aux "laborieux".
Finalement, vous n'avez pas de pratique très différente d'une personne
dont j'avais cru comprendre pourtant, que nous combattions ensemble les
méthodes et la politique mise en place !
Quant à moi, je serai toujours avec autant de plaisir sur la fête de
l'humanité le 15 septembre, quelle que soit la décision des membres du
conseil de quartier centre à propos de leur évènement.
Nous nous sommes croisés quelques fois, nous avons été souvent en
désaccord mais cela fait parti du nécessaire débat contradictoire quand
on a le souci d'une démocratie la plus aboutie possible.

Cordialement, Stéphane Weisselberg.

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Publié dans lecactusrouge

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