indispensable pour la réflexion
Hier je vous donnai un texte du Nouvel Observateur reprenant une citation de Jacques Perreux,
pour vous aider a réagir -si vous le souhaitez- voici une déclaration de J M Doussin en sa qualité de secrétaire de la Fédération de Seine-Saint-Denis du PCF.... a méditer:
Il est des moments où l’Histoire semble s’accélérer, où ce qui était comme l’on dit dans l’air du temps, devient plus concret. Il semble que nous soyons dans un de ces moments. La campagne électorale joue un phénomène d’accélérateur, des fractures apparaissent, des regroupements s’opèrent ; 50 % des électeurs n’ont toujours pas arrêté leur choix, alors que les médias depuis plus d’un an façonnent le second tour.
Nous le constatons à chaque initiative, le peuple est demandeur de contenus politiques, il est en recherche d’argumentation. Il suit avec attention les débats, mais force est de constater que ceux-ci ne répondent pas à ses attentes. C’est une des explications du niveau atteint par ceux qui n’expriment pas un choix. C’est dire si tout reste ouvert. En effet, si Bayrou monte comme un soufflé dans les sondages, c’est qu’il récupère une partie de l’électorat de droite que Sarkozy repousse, et une partie de l’électorat socialiste qui ne se retrouve pas dans la campagne conduite par Ségolène Royal.
Le peuple de gauche a des raisons de s’interroger sur les choix qui lui sont proposés. Ne faut-il pas s’interroger quand cette candidate fait référence à Tony Blair, ne faut-il pas s’alarmer, quand elle propose la suppression de la carte scolaire, l’encadrement militaire des jeunes dans les quartiers, quand elle remet en cause le statut des enseignants et quand au titre de la dette publique elle limite volontairement ses propositions ? Ce sont des signes en direction d’un électorat qui n’est pas celui des quartiers populaires.
Le peuple de gauche a des raisons de douter quand il assiste à un glissement du social libéralisme vers le centre gauche et quand dans le même mouvement Bayrou lui fait des appels du pied. Politique fiction ? Non, si nous lisons le Journal « Libération » du 13 mars, dans lequel nous trouvons une invite à Ségolène Royal de Jean Viard, et une lettre ouverte à Bayrou de Cohn Bendit. Le premier dit à la candidate socialiste : « Vous avez besoin de partenaires… pour moderniser l’Etat… Ces alliés ne sont pas sur votre gauche, ils sont vers le centre, ils sont attirés par Bayrou. Là est pour un temps l’alliance possible… », et Cohn Bendit de lui donner la réplique : « Nous sommes un certain nombre à gauche à dire publiquement : « La gauche peut gouverner avec l’UDF », mais il n’est personne à l’UDF, et toi moins que tout autre, pour dire : « On est prêt à gouverner avec la gauche ». Alors, face à Sarkozy, le plus sûr pour un centriste de gauche comme moi est encore (sic) de voter Ségolène le 22 avril 2007, tout en préparant une alliance avec l’UDF. Cher François, je suis prêt à favoriser tous les contacts dès maintenant ».
Que tous les tenants du Oui lors du référendum constitutionnel se retrouvent, en soit il n’y a rien d’étonnant, mais comment les électeurs peuvent s’y retrouver ? On ne parle pas des aspects déterminants pour l’avenir du pays et des gens. On ne parle pas de chômage et de son
élimination, on ne parle pas de pouvoir d’achat et de son augmentation. Plus rien ne devient possible, le futur s’écroule. Redisons-le haut et fort, le centre n’existe pas, sauf dans les contorsions politiciennes. A chaque fois qu’un centre a été au pouvoir, c’est toujours une politique de droite qui a été engagée.
Le peuple de gauche craint le retour d’un 21 avril 2002. Certains pensent que le vote utile contre un Sarkozy et un Le Pen soit le vote Bayrou. Non, le vote utile dans ce contexte est le vote de rassemblement pour une vraie politique de gauche, le vote utile, c’est le vote Marie- Georges BUFFET qui identifie une politique répondant à l’urgence sociale et économique dans ce pays. Ce ne sont pas des mesurettes en direction des salariés et des chômeurs qui répondent aux enjeux, ce n’est pas en exonérant les fortunes ou le capital qu’on donnera à la France les moyens d’une politique audacieuse et novatrice. Dans son programme Marie- George BUFFET propose des mesures d’urgence en direction des plus démunis, des chômeurs, des salariés. Elle propose de prendre l’argent là où il est. Elle propose une nouvelle
République, plus juste, plus humaine, plus démocratique avec des pouvoirs et des droits nouveaux. La 5ème République est à bout de souffle, la présidentialisation du débat politique est dangereuse pour la démocratie, la question des parrainages pose en grand la nature de la représentation démocratique de la Nation. C’est pourquoi, elle propose une réforme institutionnelle de grande ampleur avec l’émergence de la 6ème République.
Plus la gauche antilibérale sera forte, et plus la voix des sans voix se fera entendre. Pour combattre le glissement à droite de la représentation politique, la gauche doit retrouver toutes ses marques, elle doit peser plus fort. A chaque fois qu’elle l’a fait le peuple et le pays s’en sont mieux portés !
C’est ce que nous vérifions en Seine-Saint-Denis avec les salariés de Citroën PSA, qui sont en grève pour la revalorisation de leurs salaires, l’embauche durable et pour de meilleures conditions de travail, avec les salariés de Roissy qui veulent préserver une maîtrise publique de l’aérospatiale. L’urgence sociale et le choix de société, c’est l’écho de nos batailles contre les expulsions, contre les coupures de courant avec EDF. L’exigence de dignité et de respect est toujours déterminante dans les quartiers dans nos rencontres avec la jeunesse. C’est aussi ce que nous vivons dans nos rencontres avec les syndicalistes qui sont confrontés aux délocalisations et qui n’en peuvent plus du patronat toujours plus arrogant.
La Seine-Saint-Denis et ses habitants ont besoin d’une politique clairement à gauche. Déjà en 2005, le libéralisme a été battu en brèche en Seine-Saint-Denis avec 62 % de Non au Traité constitutionnel européen. En 2007, nous prolongerons cet engagement. Nous nous prononcerons pour une politique de rassemblement à gauche avec le vote Marie-George Buffet.
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