Edito d'Alain Herrero

Publié le par pierquet

                                                            

EDITO:

QUELLE EST LA VERITABLE NATURE DU PARTI SOCIALISTE ET QUE POUVONS - NOUS ATTENDRE DE SES REPRESENTANTS ?
 
Nous sommes à la veille de trois élections majeures de la vie politique : présidentielles, législatives et municipales.
Pour bien nous déterminer sur les choix qui nous seront proposés, il nous faut revenir quelques années en arrière.
Quelles que soient leurs tendances, les gouvernements successifs ont mené une politique semblable pour le peuple : ils ont tous été à la solde de la ‘’ grande bourgeoisie’’   et du capitalisme.
S’il est légitime, de par leur histoire et leur vocation, que les partis de droite et d’extrême droite soient les représentants de la Finance et de toutes discriminations, il l’est moins pour le Parti Socialiste.
Or, souvenons-nous qu’en 1992, déjà, le PS était à l’origine du traité de Maastricht et de ses critères ultra libéraux conduisant par la suite aux signatures des traités d’Amsterdam et de Nice par le gouvernement de Lionel Jospin.
Le gouvernement de la gauche plurielle a ainsi mené une politique en rapport avec les critères capitalistes et par l’intermédiaire du pacte de stabilité, a conduit aux privatisations, déréglementations et flexibilités en tout genre.
Le capital de quatre groupes publics a été ouvert : France Télécom, Air France, Caisse Nationale de Prévoyance et Snecma. Les participations de l'Etat au Crédit Lyonnais, Dassault Système, Renault et les Autoroutes du Sud de la France ont été cédées. Les entreprises suivantes ont été vendues au privé : Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Aérospatiale, GAN, CIC, CESIA, Société Marseillaise de Crédit, Banque Hervé.
En commun accord avec Chirac, Jospin signait au sommet de Barcelone l’ouverture à la concurrence d’EDF-GDF et par conséquent le début de sa privatisation.
Jamais sous les gouvernements socialistes, le capitalisme n’a été mis en cause !
Au contraire ! La Bourse a été au sommet. Les profits des grandes entreprises n’ont cessé de croître, le patronat s’est servi de la loi Aubry sur les 35 heures pour remettre en cause les conventions collectives, l’annualisation du temps de travail et permettre une plus grande flexibilité. Au total, les salariés ont perdu du pouvoir d’achat.
Jamais les gouvernements socialistes ne sont intervenus et se sont opposés aux suppressions massives d’emplois à Renault-Vilvorde, Danone, Thomson, PSA, les Arsenaux, les Chantiers navals du Havre et bien sûr Aventis à Romainville.
Jamais les socialistes n’ont voulu abroger les plans d’austérités de Seguin et Juppé.
La casse de la Sécurité Sociale s’est poursuivie comme si la droite était au pouvoir, avec un cortège de mesures antisociales, telles que l’augmentation de la CSG, du forfait hospitalier, suppression de plus 10000 lits d’hôpitaux en Ile de France, diminution et déremboursement de nombreux médicaments. Les gouvernements socialistes n’ont fait qu’aggraver la précarité et l’exploitation des travailleurs. C’est au nom de la loi sur la parité qu’ils ont autorisé le travail des femmes la nuit dans l’industrie et au nom de ’’ je ne sais quoi’’, le travail des enfants à partir de 13 ans dans le cadre de stages en entreprise, il s’agit là d’un recul de 100 ans en arrière. Les socialistes ont également remis en cause la retraite à 60 ans à taux plein, en laissant la besogne à la droite pour augmenter les années de cotisations à 43 ans.
Au niveau international, les gouvernements socialistes se sont alignés sur l’impérialisme américain en s’engageant dans les guerres du Golfe, de Yougoslavie et d’Afghanistan, participant ainsi aux bombardements des populations civiles. On n’ose imaginer l’attitude des socialistes s’ils avaient été à la place de Chirac au moment de la guerre en Irak ?
Au niveau européen, la majorité des socialistes s’est prononcée pour une Europe libérale avec sa directive Bolkestein. Et ce n’est pas par hasard, que l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce ) ait choisi comme président Pascal Lami, un socialiste, pour défendre les valeurs de l’ultralibéralisme et du Capital.  
En bref, nous ne reconnaissons aucune valeur de gauche  chez ces socio démocrates ou ces socio traîtres que sont les socialistes d’aujourd’hui ! 
Le plébiscite de Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn démontre bien que 80% des militants socialistes approuvent une politique socio libérale plus proche des valeurs de droite. D’ailleurs, le célèbre sociologue Pierre Bourdieu ne s’était pas trompé en déclarant il y a quelque temps « cette femme-là est de droite ». Au lieu de s’attaquer aux causes réelles des problèmes de société, elle propose certaines idées dignes de la droite ou de l’extrême droite, comme l’encadrement militaire des jeunes délinquants, la suppression des allocations familiales quand des enfants multirécidivistes ne sont plus contrôlés par leurs parents, volonté de restaurer la double peine, suppression de la carte scolaire, faire travailler 35 heures les enseignants dans les collèges et revenir sur la contre-performance sociale des 35 heures. Sur le plan international, elle est aussi proche de Blair et Bush que Sarkozy, ses propos sont consternants sur l’amélioration de la situation en Irak et aussi consternants sur la victoire du NON au référendum européen.
Il n’y a donc rien à attendre d’un Président de la République ou de députés qui ne se fixeraient pas comme orientation de contrer la politique du grand capital, d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les travailleurs et de se désengager d’une politique européenne ultra libérale. Il n’y a aucun avenir pour la classe ouvrière dans une alliance sociale-démocrate.
Nous devons revenir à une politique de terrain, basée sur les luttes et la participation des masses populaires. Il n’est pas suffisant de vouloir battre la droite et l’extrême droite. Nous devons en finir avec les alliances au sommet sans aucune garantie d’un changement radical. Nous devons en finir avec la politique politicienne. Nous devons en finir avec les désistements systématiques en contrepartie d’un strapontin ou d’une écharpe. Nous ne devons pas nous laisser enfermer dans une bipolarisation à l’américaine. Nous ne devons pas décevoir et trahir les masses populaires.
A Romainville, nous avons vu ce que les magouilles politiciennes pouvaient donner et ce que les élus socialistes étaient capables de faire ! Ils ont renié leur parole et leur alliance pour avoir une place au pouvoir municipal ! Ils ne cessent de montrer leur anticommunisme radical et primaire ! Au Conseil Municipal, ils critiquent plus l’ancienne Municipalité de Gauche que la responsabilité de l’Etat Chiraquien dans l’aggravation des conditions d’existence.
En conclusion, il est évident, qu’à tous les échelons de la Nation, les élus du parti « socialiste », ne peuvent représenter les idées de Gauche et défendre les intérêts des Travailleurs.
 
                                                                                           Romainville le 25 novembre 2006
                                                                Docteur Alain HERRERO
Voilà un édito à méditer et qui confirme notre voeux de voir le Docteur Alain Herrero être la tête de liste de rassemblement de la gauche anti-libérale pour les prochaines élections municipales à Romainville.
Les Communistes Révolutionnaires de Romainville relance a nouveau un appel pour que sans attendre un rassemblement allant dans ce sens se mette en place. Si celle idée vous séduit contactez nous.
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Publié dans lecactusrouge

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R
j'ai lu avec interet l'edito de M. HERRERO. Sans partager toutes ses analyses, j'ajouterais d'ailleurs que lors du conseil municipal, lorsque les elus communistes ont presenté mme houplain pour l'etablissement foncier de la region, m. gugliemi leur a parlé durement, evoquant une lettre aux instances, des represailles.... et qu'aucun n'a reagi
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