Lettre au Parisien

Depuis plusieurs mois nous avons publié des lettres signé des initiales L.C. adressé au Maire de Romainville, Corinne Valls ; quelques autres à Stéphane Weisselberg maire adjoint, président du groupe citoyen
Aujourd’hui avec son autorisation, c’est donc sous son patronyme complet, que nous publions un nouveau courrier qu’il a adressé au Journal le Parisien :
Romainville le 21 novembre 2006
Monsieur le Rédacteur en chef,
Je viens de prendre connaissance de l’article que vous avez consacré, le 15 novembre, à une séance
du conseil municipal de Romainville qui s’est tenue le 13 novembre dernier.
Cet article n’est pas signé, ce qui est regrettable mais le fait qu’il ait été distribué sous forme de
tract sur le marché de Romainville le 19 novembre par le Parti Socialiste donne une idée sur sa
provenance.
Il n’est pas objectif et j’espère que vous voudrez bien publier ma lettre - ou son contenu – pour
rétablir la vérité.
Certes, on peut s’interroger lorsqu’une majorité se dégage dans notre ville pour bloquer des projets
de logements sociaux, de médiathèque et d’équipements sportifs.
Il y aurait donc d’un coté une maire capable, gentille et constructive et de l’autre un conseil
méchant et destructeur.
C’est du manichéisme.
Il faudrait quand même s’interroger sur les raisons qui ont poussé les trois quarts des conseillers
soutenant Corinne Valls à passer dans l’opposition.
Les treize voix qui lui restent acquises sont celles d’anciens communistes renégats qui n’ont plus
d’autre solution que de la suivre aveuglement.
Ils sont une dizaine, auxquels s’ajoutent trois anciens alliés du PCF qui seraient bien embarrassés si
on leur demandait pour quelles raisons idéologiques (et non stratégiques ou tactiques) ils ont fait
volte face.
Quant à l’assemblée, qui soutenait le maire le 13 novembre, il faut préciser d’abord qu’elle était loin
d’être unanime, ensuite que notre maire et ses affidés savent comment on « fait » une salle et
comment on constitue une « claque ».
Tout n’est pas à rejeter dans le programme de Corinne Valls et de son « fidèle « adjoint Jacques
Champion. Ce qui fait problème, c’est la personne elle-même de notre maire.
Elue pour son ouverture d’esprit et son sens du dialogue, elle en est venue peu à peu à exercer tous
les pouvoirs sans jamais admettre la moindre discussion.
Elle a vu partir peu à peu tous les membres du conseil qui la soutenaient sans jamais chercher à les
retenir, à s’expliquer, à composer.
Elle s’est contentée de chercher de nouveaux alliés parmi ses ennemis d’hier, sans parvenir à
reconstituer une majorité.
C’est cet exercice ombrageux et solitaire du pouvoir qui explique que les conseillers ne votent plus
maintenant les projets qu’elle leur présente et à l’élaboration desquels elle ne les a pas associés.
Chaque vote est en fait une motion de défiance à l’égard du maire.
Corinne Valls rendrait service à notre ville si elle acceptait de se retirer ou de remettre son mandat
en jeu pour que puisse être rétablie une véritable démocratie.
Quoi qu’il en soit, vous pourriez conseiller à votre rédacteur un peu plus d’objectivité et un peu
moins d’esprit partisan.
François Le Cornec
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