F Delbosc sur les charges locatives

Comme la CNL, François Delbosc, conseiller municipal "vers" ( et oui ils n'ont toujours pas retrouvé leur "t") et ancien administrateurs de l'OPHLM nous fait pat de ses reflexions après l'annonce des charges reçues par les locataires del'Office:
Gouverner c'est prévoir, mal prévoir c'est mal gouverner
La stupéfaction et la colère sont grandes chez les locataires de l'OPHLM de
recevoir leur avis de régularisation de charge relative à l'année en cours.
Rappelons tout d'abord le principe des provisions pour charges locatives qui
s'appliquent pour tous les locataires et copropriétaires. En début d'année
le gestionnaire du parc (bailleur ou syndic) évalue les charges de
fonctionnement de l'immeuble en fonction des différents contrats passés avec
des entreprises, les indices d'augmentation de prix, etc et les répercute
sur chacun des habitants. A la fin de l'année, selon la réalité des dépenses
une régularisation est effectuée pour rendre conforme les dépenses avec les
recettes afin d'équilibrer les comptes. En général il est de bonne gestion
de surévaluer légèrement les prévisions afin que la fameuse régularisation
soit plutôt un remboursement de trop perçu qu'une demande de versement
complémentaire toujours mal perçue par les habitants. A l'OPHLM de
Romainville c'est exactement le contraire qui a eu lieu cette année. Toutes
les dépenses ont été sous estimées, même les plus prévisibles. C'est ainsi
que les locataires se voient réclamer entre 100 et 400 euros au titre de
cette régularisation. Dans le cas ou la fourniture d'eau chaude et de
chauffage est inclue dans les charges on peut à la rigueur comprendre que
les gestionnaires n'aient pas anticipé l'augmentation du prix du gaz, chose
prévisible cependant, mais dans le cas contraire comment expliquer que des
charges ne correspondant qu'à des frais d'entretien, des impots communaux,
des contrats de location de compteur aient été ainsi sous estimées de plus
de 10% ? Si l'on estime que la régularisation moyenne demandé est de 200
euros par appartement et que le parc de l'office représente 3500 logements,
c'est donc environ 700 000 euros que l'office n'a pas perçus et que
logiquement il a du dépenser. Alors, comment cette avance de trésorerie
a-t-elle été financée ? Par le crédit ? Par des retards de payement aux
fournisseurs ? Toutes choses qui se paient un jour ou l'autre. Le fait de
sous estimer les charges est une manoeuvre démagogique destinée à faire
masquer une augmentation des loyers jugée difficile à faire accepter aux
locataires. cependant en ce domaine on fini toujours par être récupéré par
la patrouille. Si on lance un caillou en l'air il finit toujours par
retomber et il semble alors plus pesant, a moins d'en relancer un aussitôt
et ainsi de suite. Dans un cirque cela s'appelle du jonglage, en droit de la
cavalerie.
F. DELBOSC