Monsieur C ecrit, (III)
La lettre de MONSIEUR C a t elle fait mouche? En tout cas il adresse une troisième lettre, en retour d'une réponse qu'il a recu de M Valls, dont on a pas le texte mais dont on devine la teneur
Lettre N°3
A
l’attention de Madame le maire de Romainville
Romainville, le 28 mai 2006
Madame le maire,
Je n’attendais pas de réponse à la lettre que je vous avais adressée voici peu, aussi me suis-je senti honoré que vous preniez la peine de m’écrire.
Bien sûr le contenu de votre épître est succinct .Il est naturellement plus facile de dire que je vous « haïs » que de répondre à mes accusations.
Je vais donc vous mettre les points sur les « i » une bonne fois pour ne plus y revenir … sauf dans une campagne électorale que j’espère prochaine.
D’abord pour vous haïr, il faudrait que j’attache de l’importance à votre personne, ce qui n’est pas le cas : si vous n’étiez pas en charge des affaires municipales,vous ne feriez sûrement pas partie de mes relations.
Mais voila, vous êtes maire, et il faut bien en prendre son parti et en tenir compte, surtout quand on voit la situation calamiteuse où se trouve, par votre faute, votre conseil municipal,
Je vais vous décrire telle que je crois vous deviner :
Vous devez tout au Parti Communiste. Il vous a entièrement façonnée et portée là où vous êtes.
C’est alors que nos destins se sont croisés. ( je parle du CCR) et vous nous avez séduits par une apparence de cordialité et d’ouverture aux quelles les « Bobos » étaient très sensibles.
Aux dernière municipales, quand le PCF, ayant compris qu’il avait « réchauffé un serpent dans son sein », ne vous a pas remis en tête de liste, vous avez alors commencé cette longue série de plaintes et de gémissements qui dure encore et qui est tellement plus payante qu’une argumentation étayée.
Les « Bobos », apitoyés sont devenus des « gogos », vous soutenant activement et participant à une nouvelle équipe qu’ils imaginaient de participation, de concertation et d’ouverture.
Il nous a fallu longtemps pour ouvrir les yeux. Les uns après les autres, les conseillers de votre majorité sont partis en claquant la porte et toujours nous leurs donnions tort et jamais vous n’acceptiez de discuter avec eux ni de modifier un tant soit peu votre action.
Depuis deux ans à peu prés, nous avons enfin compris que vous nous aviez bernés et que, après vous être servie du PC pour gravir les échelons du pouvoir (comme dans ma Bretagne natale, les jeunes malins entraient au séminaire pour faire leurs études et le quittaient une fois armés pour la vie), vous nous aviez utilisés de la même façon pour grappiller quelques voix au PC (la mienne par exemple) et mordre sur la droite et le centre.
Nous ne sommes vraiment pas malins car il nous a fallu des années pour comprendre que vous ne travailliez que pour vous-même, que la participation que vous prôniez n’était qu’un leurre et que le véritable but que vous poursuiviez était le pouvoir personnel.
Au long des années, avec un froid réalisme et une absence d’idéologie saisissante, vous avez changé d’alliés et d’adversaires sans le moindre état d’âme : Bravo l’artiste ! , mais ne venez
plus nous parler d’idéologie … Il ne s’agit plus que de durer à tout prix et vous en êtes à mettre votre nom sur les pancartes annonçant les divers menus travaux publics de la ville,
comme au stade Baldit par exemple où vous oubliez que le dossier a été monté par votre adjoint aux sports et que les travaux son payés par nos impôts locaux.
On se croirait revenu à la Roumanie stalinienne. De grâce, cessez ces pantalonnades : nous n’avons nul besoin d’une « big sister » …
Pour moi, la coupe a vraiment débordé lorsque vous avez démis Guillemette Aubry de son mandat, Guillemette qui est le modèle de toutes le qualités que vous ne possédez pas.
L’argument que vous avancez est le suivant : quand vous avez signé l’accord restituant à Stéphane Weisselberg la culture et la citoyenneté ; vous ne vous êtes pas engagée à conserver à Guillemette Aubry ses responsabilités.
Vous pensez vraiment que ce raisonnement peut convaincre qui que ce soit ?
Honte à celle qui a accepté de se substituer à Guillemette. Nous ne l’oublierons pas.
Honte aussi aux autres conseillers municipaux qui ont, par leur silence, cautionné cette mauvaise action.
Pou r ma part, moi qui n’attends rien de la politique sauf un peu d’idéal, je vais continuer à militer pour que tous ceux qui ne veulent plus de vous s’unissent, dès à présent, pour mettre le plus vite possible un terme à la situation pitoyable dans laquelle vous nous avez mis.
Avec ma considération,
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