Le Pere François retour de vacances

29 Mars 2009
Propos du Père François
C’est fou de voir comme le microcosme romainvillois peut, à 5OO kilomètres, prendre des allures de vaudeville, plus ou moins cocasse.
Conduit par une équipe médiocre, qui veut se donner des airs supérieurs, notre village achève de sombrer dans le ridicule.
J’ai préféré me couper de toute source d’information, voulant, contre toute logique, espérer que j’apprendrais à mon retour, que la majorité municipale avait volé en éclats et que le PS avait retrouvé son autonomie… et sa dignité, prélude à des temps nouveaux.
En rentrant, j’ai d’abord lu le commentaire fait à mon dernier propos (déjà lointain) par Bruno Bellegarde.
Une fois de plus, je dirai que sur le fond, il a parfaitement raison (manifestant une culture politique que je ne prétends pas avoir).
Il dit, en substance, que je me trompe en espérant que le PS pourrait lâcher le maire et que la politique locale « n’est pas le fruit d’une femme (..) mais d’une équipe dans laquelle le PS tient la première place ».
Je ne puis qu’acquiescer…et répéter que, pour moi, il n’y a qu’un but : virer au plus vite et à tout prix le duo campionno-valsiste (comme l’a si bien baptisé Philippe Guglielmi) de la mairie dans laquelle il s’est faufilé et dans laquelle il parvient à se maintenir à force de contorsions, de changements d’alliances et de palinodies qui ont abouti à créer un climat épouvantable où chacun est l’ancien ou le futur ennemi de chacun.
Les remplacer par qui ? Je m’en fous. L’essentiel est qu’ils déguerpissent (avec leurs économies). Après, on verra bien.
C’est là que je diverge d’avec Bruno Bellegarde.
On peut certes penser, au vu des dernières élections, que le PC se trouve devant le PS et que, dans une nouvelle alliance, le poste de maire lui revient, mais il faut être réaliste ; c’est le PS qui a les cartes en main et qui peut attendre dans une situation favorable, cependant que l’opposition perd chaque jour de son identité et de son audience.
Dans une nouvelle équipe, c’est inévitablement au PS que revient la place de maire. Il ne faut pas, pour autant, lui faire confiance . Comme preuve de sa bonne foi, il faut que le PC obtienne de lui, entre autres, le poste de Premier Adjoint.
Refuser cette solution, c’est contribuer à maintenir en place la maire Valls que tout le monde (y compris le PS) abomine.
Mais vous avez compris que je suis en train de rêver.
Le PS a manifestement choisi d’attendre : le fruit n’est pas mûr, alors, comme le disait Bellegarde, il reste dans la majorité.
Tout cela est bel et bon, mais ce n’est pas très reluisant.
Alors, c’était « tout çà pour çà »…On fait diffuser des communiqués vengeurs ; on dit qu’on va voir ce qu’on va voir ; on élève la voix, on fronce les sourcils et on tape du pied…et on vote le budget, se contentant d’une double page dans le misérable journal de la commune avec photos (plutôt moches) du Premier Adjoint et de l’Adjointe aux finances et on déclare que l’incident est clos.
C’est un peu trop facile et c’est nous prendre pour des naîfs en espérant se refaire une virginité à peu de frais.
Comment les militants socialistes peuvent-ils cautionner de telles farces et sont-ils seulement consultés pour déterminer la ligne suivie par leur parti ?
Toi, le socialiste que j’ai rencontré sur le marché il y a trois semaines, toi qui m’as fait une bonne impression, parce que , malgré les griefs que j’ai contre toi, tu es manifestement intelligent, toi qui as compris (tu vas te reconnaître) que je suis un « moraliste » (alors que la politique, si elle n’est que rarement immorale, est toujours amorale) , comment peux-tu suivre sans protester la ligne suivie par les pantins qui vous dirigent ?
Je suis à ta disposition pour poursuivre la discussion (en respectant ton anonymat !...)
Personne n’est parfait, pas plus moi que les socialistes.
Personne, non plus, n’est totalement pervers ; il ne sert à rien de diaboliser ses adversaires ; il y a forcément parmi les socialistes romainvillois, des gens qui ne se contentent pas du rôle de « godillots » qu’on leur fait tenir.
Je n’abandonne pas l’espoir de les voir évoluer.
Je t’attends.
Salut à tous.
Voilà une rentrée qui s’annonce bien ; je sens que ma verve est revenue et il y en a qui vont s’en apercevoir.