Hommage de Romainville pour le 8 mai
Comme dans toute la France, du plus petit village jusqu’à Paris notre capitale, Romainville a commémoré le 8 mai 1945, journée marquant la fin de la seconde guerre mondiale avec la signature de la capitulation des armées nazies en Europe. Malheureusement le phénomène constaté depuis de nombreuses années s’est poursuivi en 2006. Pas plus de 45 participants à ces cérémonies. Il est peut être temps Mesdames et Messieurs les « politiques » de vous inquiéter de cette question ? Mais revenons à l’organisation romainvilloise. Mise à part une « petite erreur de parcours » entre la rue du 8 mai et le cimetière communal, (sans doute un hommage à « LA 7EME COMPAGNIE ») , et une panne de sonorisation, le programme n’a pas été réellement critiquable.
Côté officiels, la député de la circonscription, une conseillère régionale, le maire conseillère générale entourée de quatre maires-adjoints et une conseillère municipale de sa majorité. Côté opposition, pour notre grande satisfaction, une délégation d’élus et de militants communistes, mais aussi une représentation de l’Union Locale CGT, nous y reviendrons. Quatre plaques commémoratives, le Carré militaire et le monument aux morts furent fleuris, avec la suite en mairie deux prises de paroles (les représentants des associations d’anciens combattants et la municipalité). Signalons la haute qualité de cette dernière, Philippe Guglielmi, très a l’aise dans ce secteur d’activité et fait preuve d’un bel œcuménisme (mais cela était de circonstance en la présence du Père Michel, le prêtre de la paroisse Saint Germain) rassemblant dans son hommage, communistes, socialistes, francs-maçons, officiers et soldats de métropole et d’outre-mer, les troupes alliées et leurs populations. Ajouté a cela le fleurisment (très rare) de la stéle Pierre Kérautret, en sa qualité de Maire de Romainville le 8 mai 1945 – mais en réussissant l’exploit de ne jamais évoquer son militantisme au sein du Parti Communiste Français- ou encore l’hommage a Ernst Thaelman, dirigeant du Parti Communiste Allemand, interné dans un camp de la mort dès 1933, citoyen d’honneur de Romainville depuis le 1er juillet 1936, et finalement exécuté par les nazis le 18 août 1944 au moment même où Romainville se libérait des troupes d’occupation, on peut dire que la municipalité a su souffler le chaud et le froid. Côté froid justement , un représentant de la CGT déposant une gerbe au monument aux morts après tout le monde. Il devait simplement dire : « on a du oublier de m’appeler »
Publicité