Pas de Trève pour le Père François
Jeudi 25 décembre 2008
Propos du père François.
Noël est toujours pour moi un jour mélancolique.
Je pense avec nostalgie à mon enfance -si lointaine- et à cette époque où j’avais encore la foi du charbonnier, et j’ai la nausée en constatant qu’on a transformé une fête religieuse (qu’on aurait pu simplement supprimer ou ignorer) en grosse bouffe avec petits souliers et enfants bêlant des niaiseries (bravo aux musulmans : leur ramadan a une autre allure…)
Heureusement, il y a l’actualité pour me distraire.
Retour de Bretagne, une fois de plus, j’ai accueilli avec intérêt l’affaire Julien Dray.
Il n’y rien à en dire sur le fond, avant que la justice ait tranché, mais, en la forme, je note que ça ne pose aucun problème à ce type que ses fonds propres se mélangent, sans véritable contrôle, avec ceux d’un syndicat étudiant (la FIDEL) et surtout avec ceux d’une organisation antiraciste (SOS Racisme) de même que, naguère, ça ne gênait nullement Strauss-Kahn de dire que, pour l’avocat d’affaires qu’il était, il était normal de facturer 600 000 francs ses services à une mutuelle étudiante (la MNEF) alors qu’il aurait pu le faire bénévolement.
Passons, mais ne l’oublions pas….
L’affaire Dray m’aura en tout cas permis de constater que « l’impétrant », député de l’Essonne, est domicilié à Paris 16°. Tout comme notre députée se loge à Montparnasse.
Que voulez-vous, je trouve cela insupportable, même si on m’accuse de populisme. Il est inadmissible que ces gens viennent dans leurs circonscriptions faire de la politique comme on fait de la charité, avant de s’en retourner dans leurs quartiers bourgeois.
Je répète que la vraie démocratie commence à ce niveau, et que, si l’on n’en est pas conscient, il y a de quoi se poser des questions…
Au moins, Philippe Guglielmi –dont je vais reparler habite- t-il à Romainville, il faut le mettre à son crédit.
On ne m’accusera plus de m’en tenir au seul échelon local…mais il me faut pourtant y revenir.
Qu’est-ce que cette histoire de subvention promise au club de foot par M. Calsat (n’est-ce pas le même qui a imprimé une brochure de régie de quartier alors que sa fonction d’élu aurait du le lui interdire ?) puis réduite de moitié in extrémis par le fait du prince, ce qui met en péril l’existence d’un des rares clubs qui marchent ici…trop bien sans doute pour la maire Valls qui n’est pas parvenue à mettre la main dessus ?
Ce genre d’attitude est dégueulasse, mais point étonnant de la part du duo qui se croit propriétaire de notre ville, alors qu’il devrait être à son service…
Qu’est-ce que c’est que ce PS -puisqu’il faut bien l’appeler par son nom- qui, avalant couleuvres et boas, ne se désolidarise pas de ce genre de décisions et croit s’en tirer par un texte dans le « Cactus », où il s’en prend, entre autres, au PC avec des termes aussi nuls et rebattus que « désigner à la vindicte publique », « opposants revanchards » et « néo goulags » (si l’on ressort le goulag, pourquoi ne pas remonter aux pleins pouvoirs accordés au Maréchal Pétain par la majorité des députés socialistes ou au traitement réservé aux républicains espagnols à Argelès par un gouvernement qui n’était pas de droite…)
Ce pauvre PS ne se rend pas compte que les années ont passé et que les jeunes classes se foutent de ses arguments dépassés.
Certes, ce même PS commence à taper sur la maire Valls, mais il le fait bien modérément, à propos, par exemple, de la venue dans nos murs de je ne sais quel maire UMP Il était donc le seul à ignorer que le célèbre duo n’est plus de gauche depuis longtemps, et que, de nos jours, il n’y a plus véritablement de différence entre gauche et droite. Ce sont des clans qui passent leur temps à s’ostraciser sans que leurs programmes diffèrent de manière fondamentale, d’autant que, maintenant, la plupart des décisions se prennent au niveau européen ;
Tout çà pour dire que, si le PS fait semblant de reprocher des trucs à la maire Valls, il faudrait d’abord qu’il ne s’associe pas avec elle dans des scrutins scandaleux et méprisables.
Il faudrait aussi ne pas faire d’amalgames avec je ne sais quel incendie à Baldit, même si c’est en termes voilés.
Il faudrait aussi ne pas s’en prendre, aux côtés d’un pseudo gaulliste, au Comité citoyen et à son président sous peine de s’attirer des répliques cinglantes.
Il faudrait enfin mettre ses actes en accord avec ses propos, ou plutôt ses rodomontades.
Je le répète, il faut se débarrasser de la maire Valls, de son concubin et de ses godillots. Tous ceux qui contribuent, peu ou prou, à faire perdurer sa présence ne peuvent pas être nos amis.
Bonne année à tous.
Quant à moi, je commence à constater que ma nostalgie de Noël a disparu.
Je me promets une belle année 2009, et je pense que nos adversaires ne seront pas déçus des cadeaux que je leur réserve.
François Le Cornec