Communiqué des vers écologistes
Pour la quatrième fois notre contribution au bulletin municipal a été censurée. Cette contribution évoquait l'opération "acquisition sociale" en projet sur le terrain de l'ex maison de retraite Kerautret. Les lecteurs du cactus rouge ont déjà eu connaissance de cet article et pourront à nouveau s'y reporter. A l'occasion de cette demande de parution, nous avons demandé à ce que, en cas de refus, nous soit communiqué ainsi qu'au préfet de Seine st Denis, les raison de ce refus. Nous avons donc eu copie du courrier envoyé par mme le maire de Romainville pour justifier sa censure.
Je cite " ...En effet, je ne saurais admettre en tant que Présidente de l'OPHLM de Romainville d'être soupçonnée d'avoir cédé un terrain "à moins de la moitié du prix du marché faisant ainsi supporter le solidarité par les locataires de l'office" "...
Ceci amène plusieurs réflexions.
1) Mme le maire admet donc que vendre un terrain appartenant à la collectivité à moitié prix de sa valeur marchande est un crime puisqu'elle ne souhaite pas en être soupçonnée.
2) A ses yeux, soupçonner quelqu'un d'un crime est diffamatoire ou insultant et donc justifie la censure. Rappelons que la diffamation et l'insulte sont des délits bien précis, qui relèvent des tribunaux (je pense qu'elle est particulièrement bien placée pour le savoir)
3) Que l'on puisse soupçonner le maire de quelque chose est donc en soi un crime qui s'apparente en fait à de la "lese majestée" (que de toute façon je préfère à la lèche majestée que pratiquent encore quelques irréductibles groupies)
4) Sur le fond, tous les professionnels le savent, dans notre département et en première couronne (c'est à dire entre le périphérique et l'A86) le prix du mètre carré de terrain destiné à la construction de logement se situe entre 600 et 1200 euros. Le terrain de Kérautret, appartenant à l'OPHLM à été vendu moins de 300 euros du mètre carré. CQFD
. J'invite tous ceux que cette opération scandalise, à la fois par son côté discriminatoire qui consiste à fabriquer des espèces de lotissements de pauvres, et par son coté antisocial qui veut que ce soit les locataires des HLM qui paient la facture, à rester vigilants et a intervenir pendant cette période que l'on appelle "le recours de tiers"
D'autre part et toujours à propos de ce dossier, il faut savoir que ce terrain est toujours la propriété de l'office (et donc les frais qui s'y rapportent) car le permis de construire n'a pas encore été accordé. Lorsque le permis sera accordé un panneau sera apposé sur les lieux. A partir de ce moment les riverains et les autres personnes concernées ont deux mois pour poser leurs questions ou soulever leurs objections et en général pour étudier ce permis, étudier sa conformité avec les règles d'urbanisme par exemple.
François DELBOSC