Vous avez dit intercommunalité?
Selon les textes de loi, les communes les plus riches d'un département sont tenues d'aider leurs voisines moins bien dotées. En fait depuis 2003 les élus des villes défavorisées ont vu fondre les aides que les cités les plus à l'aise devait leur céder. L'Intercommunalité vantée en 1999 par Jean Pierre Chevènement, alors ministre de l'intérieur, a connu un sort inverse en Ile de France. Elle à grippé ce système de transfert de richesses. En France, la plupart des groupements intercommunaux ont agrégé autour d'une ville centre, plutôt aisée des communes qui le sont moins afin de mutualiser leurs ressources. Ainsi le maire socialiste de Sarcelles (Val d'Oise) constate : "Ile-de-France est la seule région où les villes riches ont réussi à se regrouper entre elles, obligeant les cités pauvres à s'organiser de leur côté". Ainsi les villes possédant de fortes rentrées au niveau de la taxe professionnelle se sont souvent unies pour en conserver le fruit. Faisant ainsi "pot commun" elles ont décidé qu'elles se trouvaient dispensée de toute autre forme de solidarité.
Lorsque le Fond de Solidarité pour les Communes de la Région Ile-deFRance (FSRIF), a été créée en 1991, l'intercommunalité était très peu développée dans la région Ile-de-France. Or depuis aucun garde-fou n'a été installés pour que le fond de solidarité ne soit protégé. Les communes riches l'ont compris elle ont profité du système et gardent leur argent pour elles.
A méditer pour celles et ceux qui pensent que l'intercommunalité est la bonne solution pour tout.