Des moyens pour le 93
L'Etat étrangle le département!
Voilà le cri lancé oar le président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, le communiste Hervé Bramy. Face aux difficultées de plus en plus nombreuses auquelles les habitants doivent faire face, les efforts des collectivités locales sont, chaque jour un peu plus bridés en raison des désengagements du gourvernement. Ainsi dans de nombreux domaines la responsabilité et surtout la charge financière sont passé de l'Etat à la collectivité départementale. Il en va ainsi pour certains personnels des établissement scolaires, des routes anciennement nationales, de secteurs de la politique de l'enfance ou des handicapés, etc. Depuis le 1er janvier 2004 par exemple, c'est le Conseil Général qui doit verser les allocations du RMI. Lors de cette mutation, il y avait 43 927 allocataires, un an plus tard ils étaient 49 265, avant de paser fin 2005 à 51 000.
L'écart financier est à la seule charge du département. De 55 millions fin 2005 il sera donc de 80 millions à la fin de cette année. Et il faut aussi ajouter à ces chiffres les dépenses de personnel pour instruire ces dossiers.
Il va sans dire que dans ces conditions la construction du budget 2006 sera compliqué.
Faudrait-il alors augmenter la fiscalité? Ou alors diminuer les aides aux créches, au sport, à la culture, aux universités? Faut-il réduite les investissements pour les routes, les colléges, l'assainissement? Ne plus rien donner aux villes, comme le Maire de Romainville s'en plaint dans le dernier bulletin municipal où elle reproche au Conseil Général de ne pas soutenir les projets romainvillois. Et pourtant elle qui siège justement au CG, elle est placée pour savoir que les finances du département sont limitées et donc que des choix s'imposent. Alors ne peut-elle s'interroger sur la qualité et le sérieux des dossiers qu'elle présente? La question par exemple lui a été posée lors du conseil municipal du 14 décembre 2005 concernant ses dossiers attachés à ANRU Cachin où pour la maison des retraités, la maison de l'enfance, la maison de quartier etc... elle annonce un budget bouclé grace à des subventions regionales, d'état, ou encore départementale. Or un mois plus tard C Valls écrit que le projet sera présenté que fin février début mars à l'ANRU. Donc les subventions qu'elle prend en compte ne sont que des projets - des rêves?- . Comment dans ces conditions le Conseil Général qui doit gérer serré, peut il retenir les dossiers de Romainville? Mais cela est sans doute étranger à Corinne Valls qui en novembre dernier a refusé de voter les subventions pour faire face aux payement du RMI par exemple.
Beaucoup plus sérieux que la Maire, Conseillère Générale de Romainville, le Président Bramy avance des propositions pour rétablir les finances de la Seine-Saint-Denis:" Les moyens financiers pour répondre à nos besoins pourraient provenir d'une taxation des profits financiers. Les richesses existent avec la sous-imposition des revenus financiers. Qu'on y pense, les netreprises du CAC40 se sont fixées pour objectif de dépasser en 2006 l'indice des 5 000 points. En 2005 ce sont déjà 75 milliards d'euros que ces mêmes entreprises ont accumulés. N'est-il pas temps d'instaurer une taxation, même modeste, sur les actifs financiers évalués à 3 560 milliards d'euros en 2003. Sur une base de 0,5%, ce sont 18 milliards qui alimenteraient les caisses de l'état pour conduire de grandes politiques publiques nationales".
Aujourd'hui il manque 120 millions d'euros pour équilibrer le projet de budget 2006. Le Président du Conseil Général et sa majorité proposent d'organiser la riposte et appellent la population, les élus, les acteurs sociaux, économiques, éducatifs ou culturels à se rassembler et à agir pour obtenir de l'Etat les moyens à la hauteur des besoins de la Seine-Saint-Denis, et de ses habitants.
Pour nous, Collectif des Communistes Révolutionnaires de Romainvilles, nous nous engagerons dans ce procéssus et nous invitons nos sympatisants et amis, ainsi que tous les romainvillois et toutes les romainvilloises à faire de même. Et nous regarderons le comportement de Corinne Valls dans cette juste lutte ainsi que lors du vote du budget 2006 du Conseil Général.
Cet article a été réalisé à partir des informations du mensuel édité par le CG 93; du mois de février