Le Pére François et la reunion sur la Sécuité

Romainville le 15 février 2008
Propos du père François
Mon village à l’heure des municipales
Pour un succès, ce fut un succès.
Le troisième âge avait répondu en masse, le 12/2 à l’invite du maire pour parler des problèmes de sécurité ; la salle des fêtes de la mairie était trop petite et, à la veille d’une consultation électorale, on peut dire que le hasard fait bien les choses.
On peut dire aussi qu’il n’est peut-être pas normal que deux représentants de la puissance publique (sous-préfet et commissaire de police) participent à une réunion publique, quelle qu’elle soit, au milieu d’une campagne électorale. Je suggère que la question soit posée à un juriste…ou au service des élections de la préfecture.
Quoi qu’il en soit, que ressort-il d’une telle réunion ?
La nouvelle commissaire des Lilas, sympathique au demeurant, a fait ce qu’elle a pu, prodiguant des conseils de bon sens à une assemblée qui aurait manifestement préféré qu’on lui annonce l’affectation de 2 ou 300 policiers supplémentaires et qui ne s’est pas privée de stigmatiser les policiers déjà en place, allant jusqu’à les traiter de « fainéants ».
C’est assez dire le désarroi d’une couche de population qui « a peur » et vit en permanence sur la défensive, cherchant à tout prix une protection.
C’est un électorat tout trouvé pour qui sait leur donner l’impression qu’on va prendre leurs problèmes à bras le corps et leur permettre de jouir enfin d’une retraite paisible.
La sécurité était au départ un argument de la droite. Tout le monde s’en est emparé, et notre maire, qui d’avance est prête à faire beaucoup de choses pour conserver le pouvoir, y compris à « droitir » encore plus, est décidée à aller loin dans ce sens-là.
Si on était franc –mais on ne l’est pas- on dirait aux braves gens qui remplissaient la salle des fêtes mardi que la cause principale de la situation actuelle, c’est la coexistence entre d’une part une couche de personnes âgées aux moyens en général à peu près suffisants et aux besoins en voie de diminution et d’autre part d’une couche de jeunes chez qui le chômage atteint des proportions alarmantes, qui sont désargentés et dont les besoins ne peuvent pas être satisfaits.
Ce mélange est explosif. On n’a pas fini d’en parler et on ne s’attaquera vraiment au problème de l’insécurité qu’en commençant par celui des jeunes.
Ce n’est pas ce que fait l’équipe municipale sortante qui préfère tabler sur la peur pour rassembler les électeurs.
La liste à laquelle j’appartiens n’a pas ces positions frileuses et je m’en réjouis.
A quand une réunion organisée par la mairie à l’intention des jeunes et spécialement des jeunes chômeurs ?
C’est là qu’on verrait si elle est réellement décidée à s’attaquer aux vrais problèmes ou si son seul souci demeure de gagner les élections.
A bientôt
François Le Cornec
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