A votre avis?
Catherine Peyge, maire de Bobigny avait organisé au mois de novembre un « sommet des ascenseurs ». A la suite de cette rencontre elle a proposé une adresse à Madame Boutin. 21 maires du département l’ont signé, de toutes tendances confondues mais pas Corinne Walls.
Supposition : il n’y a aucun problème à Romainville, ils sont tous neufs, il n’y a pas d’immeubles de plus de 4 étages ?….. tout est envisageable !!! mais nous qui logeons dans nos HLM nous vivons le tracas trop fréquent du aux ascenseurs. Mais Corinne Valls et Jacques Champion qui ont quitté la cité Gagarine pour un pavillons rue P de Kock n’ont plus ces problèmes.
Et pourtant comment ne pas souscrire a cette lettre?:
Et pourtant comment ne pas souscrire a cette lettre?:
Sommet des ascenseurs
de la Seine-Saint-Denis
Madame Christine BOUTIN
Ministre du Logement et de la Ville
72, rue de Varenne
75700 PARIS
Bobigny, le 28 janvier 2008
Madame la Ministre,
Nous tenons vivement à attirer votre attention sur les problèmes d’ascenseurs dont la fréquence compromet gravement les conditions d’habitation de nombre de personnes dans notre département.
En effet, plus du tiers des logements de Seine-Saint-Denis se situe dans des immeubles de plus de 5 étages avec ascenseurs.
Dans certains immeubles les habitants subissent des pannes répétées parfois depuis plusieurs années. Cette situation engendre de terribles conditions de vie pour les personnes obligées de monter
parfois jusqu’à 18 étages quotidiennement, ou pour celles qui sont contraintes de limiter leurs sorties parce qu’elles ont des difficultés à se déplacer.
Outre ces atteintes répétées à la qualité de vie, beaucoup d’habitantes et d’habitants craignent pour leur sécurité.
Certains d’entre nous ont alerté monsieur le Préfet sur cette question. Sa réponse est essentiellement axée sur les difficultés d’application du décret du 9 septembre 2004 portant application de l’article
79 de la loi du 2 juillet 2003 relatif à la sécurité des ascenseurs. Il confirme ainsi les difficultés pour respecter les délais prévus par la réglementation pour la mise en conformité du parc ancien, dans la
mesure où le manque de main-d’oeuvre dans le secteur ne permet pas de répondre aux besoins. Il précise d’ailleurs que « ces difficultés, générales sur l’ensemble du territoire français, sont actuellement à
l’étude au niveau national avec l’ensemble des partenaires concernés ».
Nous prenons acte de cette réponse, mais notre préoccupation n’a pas uniquement trait à la mise aux normes de sécurité des ascenseurs. Nous nous inquiétons des conditions d’entretien qui pâtissent
également de l’insuffisance des effectifs salariés. Selon Noël Taillandier, expert en ascenseurs auprès des cours d’appel et de la cour d’appel administrative de Paris, sur les milliers d’audits réalisés par
son entreprise, 50% relèvent un mauvais entretien de l’ascenseur et 30% un très mauvais entretien.
Par ailleurs, concernant l’accident du petit Bilal à Strasbourg en mai 2002, la justice a mis en cause la maintenance de l’appareil et a notamment souligné la charge de travail démesurée imposée au
technicien par la société d’ascenseur : en effet, celui-ci avait la responsabilité de 144 appareils.
Or les salariés des sociétés d’ascenseurs étaient en grève le 23 octobre dernier pour défendre la sécurité des usagers et contre la dégradation de leurs conditions de travail. Ils dénonçaient notamment,
le trop grand nombre d’ascenseurs qu’ils ont à entretenir ou à réparer. L’un d’entre eux, interrogé par la radio France Inter, déclarait qu’il avait la charge de 157 appareils.
.../...
À l’occasion des débats parlementaires sur l’article 79 de la loi urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, la question de l’équilibre des responsabilités entre les propriétaires d’ascenseurs et les sociétés
chargées de leur entretien avait été soulevée. Plusieurs voix s’étaient élevées pour regretter que la loi ne fasse pas suffisamment peser de responsabilités sur ces dernières en matière de maintenance.
Aujourd’hui, avec la mise en place des contrôles techniques périodiques, certains bailleurs constatent ce qu’ils soupçonnaient depuis longtemps : l’entretien est mal assuré, parfois même des
travaux de sécurité ne sont pas réalisés. Certains d’entre eux commencent à équiper les appareils de « boîtes noires » afin de pouvoir vérifier que la maintenance est correctement effectuée.
Outre ces difficultés à faire respecter les contrats de maintenance, les bailleurs, et notamment les bailleurs sociaux s’inquiètent de devoir répercuter les dépenses induites par la modernisation des
ascenseurs sur les charges locatives, alors même qu’elles sont d’autant plus grandes que la maintenance n’a pas été correctement assurée sur une longue période.
Pour ces raisons nous demandons qu’un audit soit réalisé sur le parc d’ascenseurs de l’ensemble du département de la Seine-Saint-Denis, où plus d’un tiers des logements est desservi par un ascenseur.
Nous demandons que soient étudiées toutes les dimensions du problème. La mise aux normes certes, mais aussi l’entretien, la qualité de service rendue aux usagers et enfin les besoins en main d’oeuvre
qualifiée et donc le besoin de formation professionnelle. À ce sujet, il convient de regretter la fermeture d’une spécialisation ascensoriste du centre AFPA de Stains il y a quelques années, et cette formation pourrait certainement être réintégrée.
En outre, une mention complémentaire de « technicien ascensoriste (service et modernisation) » est dispensée depuis peu au lycée privé Jean-Baptiste de la Salle à Saint-Denis. Cette section a une
capacité d’accueil de 14 places. Les besoins sont sûrement plus importants, et il faut sûrement ouvrir d’autres sections de ce type en Seine-Saint-Denis. Cela implique de regarder avec l’éducation nationale,
la fédération des ascenseurs, et les syndicats de salariés si les capacités d’accueil des sections des baccalauréats qui permettent d’accéder à cette formation sont suffisantes. Il en va de même pour les
sections de BEP qui permettent d’accéder au métier de technicien de maintenance.
De plus, les organismes HLM devront consacrer des sommes considérables à la mise aux normes et à la modernisation des ascenseurs. Ces dépenses seront pour l’essentiel supportées par les offices et SA et donc au final par les locataires. Il serait plus que souhaitable que les aides financières soient envisagées pour faire face aux dépenses.
Enfin, l’ensemble des bailleurs sociaux constate aujourd’hui que la concurrence ne joue pas dans ce secteur. Seule une ou deux entreprises, au mieux, répondent aux appels d’offres et ils sont
contraints d’attribuer aux mêmes entreprises les marchés de modernisation et souvent les contrats d’entretien.
Il convient qu’une nouvelle fois les pouvoirs publics interviennent pour que les règles de la concurrence soient respectées.
Certains que vous prendrez en compte l’urgence et la gravité de cette situation, nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations les meilleures.
.../...
Catherine Peyge, Abdel Sadi
Maire de Bobigny 1er adjoint à Bobigny et Conseiller Général de
la Seine-Saint-Denis
Pascal Beaudet Marc Everbecq
Maire d’Aubervilliers Maire de Bagnolet
Claude Dilain François Asensi
Maire de Clichy-sous-Bois Maire de Tremblay-en-France
Gilles Poux Daniel Feurtet
Maire de La Courneuve Maire du Blanc-Mesnil
Gérard Cosme Daniel Guiraud
Maire du Pré-Saint-Gervais Maire des Lillas
Michel Bourgain Alain Calmat
Maire de l’Ile-Saint-Denis Livry-Gargant
J-P Brard Jacques Mahéas
Maire de Montreuil Maire de Neuilly-sur-Marne
Bertrand Kern Jacques Poulet
Maire de Pantin Maire de Villetaneuse
Catherine Hanriot Xavier Lemoine
Maire de Pierrefitte Maire de Montfermeil
Didier Paillard Jacqueline Rouillon
Maire de Saint-Denis Maire de Saint-Ouen
Stéphane Gatignon Michel Beaumale
Maire de Sevran Maire de Stains
Patrick Braouzec
Président de Plaine Commune
Publicité