Il faut sauver le soldat Guglielmi
Certain(e)s croient que les hommes et les femmes qui - font de la politique - le font pour le plaisir. Et bien ils (elles) se trompent lourdement. Et c'est, à Romainville, le maire-adjoint socialiste Philippe Guglielmi, qui vient de nous en donner la preuve. Ce chef de bataillon d'infanterie de réserve, medaillé militaire, et au demeurant citoyen fort respectable, a, lors du dernier conseil municipal de l"année 2005, éprouvé le besoin d'ouvrir son coeur aux autres élu(e)s municipaux et au public présent.
Les débats avaient été ce soir là assez vifs sur plusieurs dossiers, en particulier celui de la réhabilitation des vestiaires du Complexe Sportif Paul Baldit et sur un voeu présenté par Stéphane Weisselberg.
Les personnes présentent en mairie ont cru comprendre que c'est le coeur déchiré que Philippe Guglielmi avait du voter en osmose avec Madame le Maire, dont il fait partie, rappellons le de "la majorité" relative. Des décisions prises, selon ses propos - au nom de la dignité de son parti (Ndlr: le Parti Socialiste ) qui l'oblige à faire l'impasse sur ses sentiments qu'il - devait-il préciser à cette occasion - réservait à sa seul vie privée. Dans le cadre de ses mandats électif, continuait-il, il s'imposait d'agir dans le seul but de satisfaire les intêrets politiques.
Emouvante confession. Un homme politique est presque fatalement confronté à cela, c'est pourquoi François Mitterand, quand on lui demandait qu'elle qualité requèrait une fonction politique répondait volontier L'indifférence!
Perdre des amis, des supporters à cause d'une décision politique ne doit pas être facile!
Aussi, je vous le demande, comment pourrions nous rester stoïque devant de tel drames personnels?
Soyons nombreux à lui faire savoir notre compassion et que nous l'implorons, soucieux de son bien être, de quitter la vie politique si cruelle et qui semble le briser tellement!
Qu'il soit certain que nous ne lui en voudrons pas!!