Fête de l'Huma

Le stand de Romainville à la Fête de l'Huma 2009
Ambiance festive dans les allées, remue-méninges dans les stands. A la fête de l'Humanité, vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre, "la gauche de gauche" a tenté de progresser dans le rassemblement. Devant une affluence nombreuse débordant largement le chapiteau du stand du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a invité ses alliés d'hier et peut-être de demain à causer tactique au grand jour. Autour de Pierre-François Grond (n°2 du NPA), Pierre Laurent (n°2 du PCF), Jean-Jacques Boislaroussie (représentant des Alternatifs et de la Fédération) et Christian Picquet (héraut de la Gauche unitaire), la perspective des élections régionales a agité un débat stratégique pouvant se résumer, au fond, à une confrontation de points de vue sur la recomposition de la gauche. Il y a ceux qui espèrent ramener «le centre de gravité plus à gauche» en prônant la négociation et le rapport de forces avec «le centre-gauche» socialiste. C'est le cas du PCF et de Gauche unitaire. Il y a ceux qui rejettent toutes compromissions avec le PS, comme les Alternatifs et le NPA. Et il y a celui qui se voit toujours plus comme le «Oskar Lafontaine à la française», voulant conquérir le pouvoir en battant le PS dans les urnes, et appelant à ne pas être trop exigeant les uns envers les autres. Le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot a déjà annoncé qu'il refusait toute alliance avec le PS et le PCF. Et puis n'oublions pas que les Verts, forts de leur score aux européennes de juin dernier - 16,28% des voix, à quelques milliers de voix du PS - ont décidé de constituer des listes indépendantes pour les élections régionales.En tout cas plus de 600 000 participants à la Fête cuvée 2009, un record, reste a –se retrouver dans les villes et les quartiers- et surtout autour et dans les urnes l’heure venue.
Une des expos présentées au stand de Romainville sur la Fête de l'Huma 2009
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