Le Pere François ... m'écrit!
Romainville le 24 07 2009
Propos du père François
Mon cher Patrick,
Il se confirme, me dit-on, que tu vas nous quitter, que, laissant Gagarine (on te comprend) tu vas te retirer, auprès de ta famille, du côté de Perpignan. Tu risques d’y rencontrer un jour la maire Valls, venue, en compagnie de son chevalier servant, dépenser les indemnités qu’ils ont accumulées au fil des ans. Cela pourrait gâcher ton plaisir…
J’espère, en tout cas, que tu resteras encore longtemps parmi nous.
Je ne te connaissais que de nom ; j’avais commencé à écrire mes papiers en réponse à Karl Thill qui, sur instructions du concubin magnifique (il n’y aurait jamais pensé tout seul) tentait, par lettres, de débaucher des membres du Comité Citoyen hostiles à toute alliance avec le PC. (Point n’était besoin de sa prose affligeante et désobligeante à l’égard de Stéphane Weisselberg. Les départs se sont faits tout seuls ; il y avait au CCR les philocommunistes désireux seulement d’ouverture, et les anticommunistes qui voyaient en Corinne Valls une occasion inespérée de « droitiser » la mairie (ils avaient raison) ; ceux-là, nous ne les avons pas retenus.
Je n’aurais jamais imaginé, en commençant mes mails, que je poursuivrais cette campagne quatre ans après, soucieux que je suis de démasquer les faux-semblants, les faux jetons, et, d’une manière générale, les « gens qui montent au cocotier sans avoir le cul propre ».
J’étais désireux que ma prose, de médiocre portée, et à laquelle je n’accorde pas une importance démesurée, reçoive une audience maximum, aussi, j’ai accueilli avec grand plaisir la proposition que, via Alain Herrero, tu m’as faite de la publier sur ton blog « LE CACTUS ROUGE » .
Ce Cactus, c’est véritablement une belle invention ; c’est le seul site qui jouit d’une réelle audience dans notre banlieue, et que les gens te louent ou te critiquent, ils lisent tous le Cactus et, s’ils écrivent, souhaitent y être publiés.
Sois-en remercié, toi qui accueilles tout et son contraire et toi qui as fait tienne la devise : « la démocratie, c’est savoir être dans la minorité, dire ce que l’on sait, c’est faire vivre cette démocratie », à quoi l’on pourrait ajouter : « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ».
Reste encore longtemps parmi nous, Patrick, nous avons besoin de toi.
Le Cactus Rouge est devenu, face au journal à l’eau de rose d’autosatisfaction de la maire Valls, dont il est l’antidote, un « media » si important que nul ne peut espérer avoir la moindre audience s’il n’y est pas imprimé.
C’est le cas de Philippe Guglielmi, de Bruno Lotti, de …Jacques Champion et de bien d’autres…
Le Cactus avait initialement (et a toujours) pour but d’intéresser les romainvillois à la vie politique locale, de les amener à en discuter, bref à s’y impliquer.
A cet égard, force est de reconnaître que son succès n’est que mitigé, et si on me commente souvent oralement mes «Propos », ils ne déclenchent pas souvent d’échanges.
J’appelle pourtant de mes vœux des répliques à mes attaques, aussi vives et acérées que les miennes (celles de Philippe Guglielmi en sont un exemple) et je souhaiterais que s’ouvrent régulièrement de véritables débats contradictoires.
Je ne demande qu'a participer à des joutes à condition qu'elles soient d'un bon niveau bien sur.
Je reviens à toi, mon cher Patrick et je te redis que j’espère bien que tu changeras d’avis et que tu resteras des nôtres.
Sinon, je te répète que j’entends bien participer à ton pot de départ, où nous apporterons « grands crus, merguez et champagne ».
Porte-toi bien (ce n’est pas un vain mot).
Amicalement.
François Le Cornec