Hommage

Publié le par pierquet


Georges Valbon ici, à Romainville en 1993 où il remettait une médaille commémorative à Marie Claude Vaillant-Couturier.

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Certaines informations vous font côtoyer l’Histoire. L’annonce du décès de Georges Valbon en fait partie. Il était une figure de la Seine-Saint-Denis, ce département dont, dès la création, il avait présidé le conseil général. Il était une des figures de proue du communisme de ce qu’il était commun de nommer la ceinture rouge.

Georges Valbon est fils d’immigrés italiens dont le père a quitté le val d’Aoste après le triomphe de Mussolini. Après un court séjour à Lunery (Cher), lieu de naissance de Georges en 1924, la famille s’installe à Bagnolet.. Sa mère Cécile est couturière sont père devient plombier couvreur. Bon élève, le jeune homme obtient son certificat d’études primaires avec mention très bien. Il entre à l’école Chaix où pendant quatre ans il apprendra le métier de typographe.

Georges Valbon n’est pas encore sorti de l’adolescence lorsque le fascisme, qu’avait fui son père, les rattrape. Ses études de typographe lui sont bien utile pour imprimer les tracts antinazis. Refusant le STO, il entre dans la clandestinité. En juillet 1944, lieutenant FTP il commande un groupe armé à Bagnolet, participe à la libération de la mairie des Lilas, puis de Montreuil, des forts de Rosny et de Romainville. Il combat les Allemands place de la République à Paris. Engagé volontaire en septembre 1944, il quitte l’armée en 1946 en refusant d’aller faire la guerre coloniale en Indochine.

Dans ce pays à reconstruire, Georges Valbon devient l’un des bâtisseurs de cette partie du département de la Seine, où il a combattu les armes à la main. À Bagnolet, d’abord, où il devient secrétaire de la section du parti communiste puis il occupe des responsabilité dans la fédération Seine-Nord-est. Après avoir été élu conseiller municipal de Bobigny, il en devient le Maire en 1965, et ce sans interruption jusqu’en 1996. Il va œuvrer dès 1967 pour que sa ville devienne préfecture du nouveau département de la Seine-Saint-Denis, dont il sera le premier président du Conseil Général dès 1968 et jusqu’en 1993, avec une interruption de 1982 à 1985, où il préside Les Charbonnages de France.  Georges Valbon a aussi été membre du Comité Central du PCF de 1970 à 1996. Militant engagé dans de nombreux combats dont celui de la lutte pour la Paix (il fût membre du Conseil National du Mouvement de la Paix) Georges Valbon était un homme passionné de culture qui a favorisé le développement des équipements culturels dans tous le département. Souvenons nous de la « Maison de la Culture du 93 ». Il favorisera aussi le développement des parcs départementaux.

Dans les colonnes du quotidien l’Humanité, Jean Paul Pierrot écrit : « On ne peut réduire le rôle de Georges Valbon aux limites géographiques du territoire séquano-dyonisien, mais il incarnait à lui seul plusieurs caractéristiques de cette banlieue ouvrière depuis les années trente, où l’on travaillait dur, et où l’on se battait dur contre les patrons. Dans le combat de classe se forgeait la solidarité avec les travailleurs immigrés fuyant la misère, les persécutions antisémites, le fascisme ou le franquisme ».
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