La correspondance du Pere François

Romainville le 17 07 2009
Propos du père François
J’écoutais, l’autre matin, le président de notre conseil général, M. Claude Bartolone, qui s’exprimait, avec beaucoup d’aisance, sur France Inter.
C’est vraiment un champion de la langue de bois, du parler pour ne rien dire, et du « faîtes ce que je dis et non pas ce que je fais ».
Vous appuyez sur un bouton et vous obtenez aussitôt la réponse idoine, pas pire qu’une autre mais pas meilleure non plus.
Ils sont quelques uns comme lui, toujours disponibles pour une interview, faciles à joindre et ayant réponse à tout, comme par exemple Jack Lang ou Ségolène Royal ou encore Bernard Kouchner.
Mais revenons à M. Bartolone ;
Je ne rappellerai pas comment il s’est fait élire à son nouveau poste, ni comment on a récompensé le brave homme qui lui avait laissé sa place de conseiller général de Pantin ; C’est du travail de professionnel.
Je préfère prendre deux autres exemples :
On lui demande ce qu’il pense de Manuel Vals (à ne pas confondre avec Corine Valls avec qui M. Bartolone entretient des rapports d’autant plus excellents qu’elle l’aide à conforter sa majorité socialiste au Conseil et qu’il est pour elle sa seule planche de salut :si elle veut durer, elle n’a pas d’autre solution que d’adhérer de facto au PS, de façon à juguler les soces romainvillois qui veulent sa place. Ceci explique les nombreuses interventions d’elle dans le canard du conseil, où elle explique doctement et avec incompétence les problèmes de transport ; elle a même le droit à une photo, ce qui n’est pas un mince cadeau si l’on se souvient que M. Bartolone a en ce domaine une sorte d’exclusivité).
A propos de Manuel Vals, donc, et de la mise en demeure de se soumettre ou de se démettre que vient de lui adresser Martine Aubry, il approuve vivement cette dernière : si on n’est pas d’accord avec le parti, on n’a qu’à s’en aller.
L’impétrant oublie un peu vite que, derrière Fabius dont il est l’ombre portée, il avait appelé, contre la ligne adoptée démocratiquement de son parti, à voter non à l’Europe tout en faisant croire qu’il y avait « une solution de rechange ». Pourquoi n’a-t’il pas alors quitté le PS alors que ses agissements étaient autrement graves que ceux de Manuel Valls aujourd’hui ?
Croyez-vous qu’il soit gêné par ce genre de contradiction ? Pourquoi voulez-vous ? « Faîtes ce que je dis… »
Le même Bartolone, qui, parlant de la SSD dit « mon » département avec un bel esprit de propriétaire, gémit sur le chômage des jeunes, oubliant vite que, arrivant à Bobigny, il a commencé par faire recruter au conseil son épouse alors que quelque chose me dit que le couple est à l’abri du besoin (attention au cumul des indemnités…). Voilà déjà un emploi qui aurait pu être attribué à un jeune chômeur, mais « faîtes… »
Bravo, M. le Président ; vous nous donnez vraiment envie de faire de la politique
Salut à tous.
François Le Cornec