Dans la presse aussi
Par Emilie Cailleau, Elise Brissaud, publié le 13/07/2009 17:20 - mis à jour le 13/07/2009 18:26 sur Express.fr
Les incidents récurrents du 14-Juillet en banlieue seraient donc une tradition, au même titre que le bal des pompiers ou le feu d'artifice? Agnès Faulcon n'en est pas convaincue. "Il y en a qui font ça juste pour le plaisir de brûler des voitures et d'autres qui veulent faire passer un message de contestation." Pascal Dubernet soutient également que certains jeunes profitent du 14-Juillet pour contester notamment le manque de structures les concernant et l'absence des mairies dans leurs quartiers. "Les 16-25 ans sont de plus en plus exclus des activités et ne sont que très peu pris en compte dans les politiques budgétaires, ce qui conduit inévitablement à une certaine déshérence de cette tranche d'âge", remarque cet ancien directeur de centre social.
Le Syndicat national des officiers de police (Snop) explique que « les mouvements de révolte sont très souvent spontanés. Il suffit généralement d'un fait déclencheur, d'un prétexte pour que tout dérape. » Côté Synergie, on affirme avoir "prévu un redéploiement sur les zones sensibles, notamment en Seine-Saint-Denis". Mais, on ne se fait pas d'illusions: "nous restons bien conscients qu'il y aura une centaine de voitures brûlées dans la nuit du 13 au 14."