Plus de portable à l'école?
La commission des affaires économiques du Sénat a adopté jeudi dernier l'interdiction pure et simple des téléphones portables dans toutes les écoles primaires et les collèges de France. Le texte devrait être soumis au vote du Parlement en septembre prochain, lors de l'examen du Grenelle 2. Résultat : dix millions d'élèves seraient concernés par la mesure. "C'est un signe très positif", se réjouit Christiane Allain, secrétaire générale de la Fédération des comités de parents d'élèves (FCPE). "Le téléphone portable commence à poser de vrais problèmes", reconnaît-elle. Problèmes de concentration ? Maux de tête ? "Pas du tout !", s'exclame-t-elle. "Le souci, c'est qu'ils jouent avec leur téléphone en cours", explique Christiane Allain. "Mais le plus ennuyeux, témoigne-t-elle, c'est les photos qu'ils s'échangent." Comme des clichés de professeurs ou de camarades de classe, qui peuvent en quelques clics finir sur Internet, sans leur accord.
Pourtant, si les sénateurs reconnaissent que l'usage des téléphones mobiles "se développe de façon très importante chez les jeunes", il ne s'agit pas, pour eux, de pointer les nouvelles pratiques induites par ces bijoux de technologie. C'est le seul "principe de précaution" - un impératif constitutionnel en France - qui a conduit à leur mobilisation. "Il n'est pas encore possible de conclure sur les effets sur la santé d'une exposition à long terme des radiofréquences émises par les téléphones mobiles", souligne l'amendement.
"L'éventuelle dangerosité des ondes de téléphones portables ne fait l'objet d'aucune remontée", constate-t-on au ministère de l'Éducation nationale. "D'autant que les établissements scolaires peuvent inscrire l'interdiction des téléphones portables au règlement intérieur", fait-on remarquer, avant de conclure : "Une bonne loi votée pour de mauvaises raisons, cela reste une bonne loi" .
Pourtant, si les sénateurs reconnaissent que l'usage des téléphones mobiles "se développe de façon très importante chez les jeunes", il ne s'agit pas, pour eux, de pointer les nouvelles pratiques induites par ces bijoux de technologie. C'est le seul "principe de précaution" - un impératif constitutionnel en France - qui a conduit à leur mobilisation. "Il n'est pas encore possible de conclure sur les effets sur la santé d'une exposition à long terme des radiofréquences émises par les téléphones mobiles", souligne l'amendement.
"L'éventuelle dangerosité des ondes de téléphones portables ne fait l'objet d'aucune remontée", constate-t-on au ministère de l'Éducation nationale. "D'autant que les établissements scolaires peuvent inscrire l'interdiction des téléphones portables au règlement intérieur", fait-on remarquer, avant de conclure : "Une bonne loi votée pour de mauvaises raisons, cela reste une bonne loi" .
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