Encore un commentaire

Publié le par pierquet

Décisdemment le texte de Bruno Lotti fait naitre beuacoup de commentaire. Je rappelle que B Lotti anous a deja fait parvenir une explication mise au point de son texte d origine:

Le parti socialiste de gauche ? première nouvelle !


Le billet de Bruno LOTTI et Maxence ALCALDE est symptomatique d’une croyance largement partagée : le parti socialiste est un parti de gauche. Cette croyance relève plus de l’incantation que de la réalité, et c’est ce qui pose vraiment problème au parti socialiste et l’oblige à des contorsions aux résultats que l’on sait.

Procédons à une petite analyse de texte.

D’abord le 21 Avril (ou le 8 Juin), ou n’importe quelle date : Soyons indulgent, il faut commencer un texte par quelque chose. Mais il y a ici un sous entendu : Alors que le parti socialiste essayait de faire pour le mieux, avec toutes les difficultés que vous savez, ... et puis patatras, sans avertir, la trahison. C’est comme qui dirait que l’histoire fait demi tour ... L’histoire est incapable de prendre les virages comme le fait le parti socialiste.

Je suggère aux socialistes l’analyse suivante : ça fait longtemps qu’ils avaient pris un virage (un certain jour de 1983, s’ils tiennent absolument à avoir une date), et que l’histoire a continué son chemin sans eux.


Bon, puisque c’est comme ça, nous les socialistes on a fait l’analyse : c’est quand même dingue, là on a la crise et que nous les meilleurs défenseurs de “la puissance publique”. Tout le monde sait ça quand même, c’est pour ça qu’on s’appelle socialistes non ? Eh bien “les jeunes et les couches populaires, premières victimes de la crise” ne l’ont pas compris, et ils ont voté n’importe comment.

Ouais, peut être que “ les jeunes et les couches populaires, premières victimes de la crise” n’ont pas oublié que le service publique bancaire, France Telecom, EDF, GDF ont été privatisé par les socialistes au pouvoir ou avec leur consentement. Peut être qu’ils n’ont pas oublié le “mon projet n’est pas socialiste” et le “l’Etat ne peut pas tout faire” de Jospin en 2002, ou plus récemment le “je suis libéral” de Delanoë.


Vient ensuite une petite lueur lucidité : “le Parti Socialiste a subi un cinglant revers .... aucun mal à l'admettre”. Vous voyez, que nous avons du respect pour le peuple, même quand il vote mal. Alors qu’on pourrait dire que ce n’était pas pire que si c’était mieux on dit que ... quoi au juste ?

Suit alors un grand moment de “auto-critique/auto-réhabilitation”.
L’autocritique est interrogative, quand j’ai lu le texte la première fois, j’avais envie de les consoler, “mais non !”, “ce n’est pas de vot’faute”, “arrête tu te fais du mal” ...

Bon les gars, si vous vous n’arrivez pas à comprendre pourquoi vous en êtes arrivés là, comment voulez vous qu’on fasse nous “ les jeunes et les couches populaires, premières victimes de la crise”


L’auto-réhabilitation est grandiose, on est quand même comme vous le peuple, on n’a connu que la crise et on a des raisons d’espérer. Et que vous allez voir ce que vous allez voir, on va s’y mettre pour ... pour vous expliquer comment qu’on va faire pour ... que le parti socialiste “doit devenir porteur d'un nouveau modèle de développement” ...

Au fait il s’appelait comment l’ancien modèle de développement porté par le parti socialiste. Le capitalisme à visage humain, ou l’infra-libéralisme ...


Bon, maintenant qu’on a fait pleurer dans les chaumières, il faut changer de ton. C’est vrai que c’est “cinglant”, mais détrompez vous, on est beaucoup plus nombreux que ce qu’on veut bien croire. Et c’est vrai que quand on y regarde de plus près, la droite elle n’est pas prête de prendre le pouvoir, même que la “gauche potentiellement majoritaire”, si elle sait y faire et “consente à retrouver les chemins de l'unité”, pourrait permettre à caser tout ce beau monde socialiste avant que Sarkozy ne les débauche.
Mais, vue que c’est quand même cinglant, soyons progressifs (à défaut d’être progressistes ?) on va commencer par Romainville !!!

Là, mes chers amis, permettez moi de poser une question, ce que “on” va faire c’est quoi, et surtout pourquoi faire ?  quel projet, quelle société, quel modèle “environnemental” vous nous proposez


Et le meilleur est pour la fin : certes on peut gagner, mais ça va être dur. Surtout qu’il y en a qui nous en veulent et qui sont méchants et qui ne nous aiment pas. Qui n’aiment même pas le Premier Secrétaire alors que c’est quand même une femme qui est une fille de son père (tiens celui-là, il faudra lui poser des questions sur l’Europe Sociale, que les méchants de l’Europe l’ont empêché de faire, alors qu’il était le grand chef de l’Europe). Alors si le parti socialiste n’y arrive pas c’est sûrement à cause de ceux qui n’ont pas voulu qu’il gagne et ce sont des vrais méchants vue qu’il sont de gauche.

Dites les camarades, déjà qu’on ne sait pas où vous voulez aller, qu’on ne sait pas comment vous voulez y aller, qu’on ne sait pas ce que vous voulez y faire ... alors, on ne vous empêchera pas d’y allez, mais permettez-nous de prendre l’autre chemin, nous y serons que vous ferez demi tour ... comme d’habitude


Allez une dernière, juste pour le plaisir, cette petite interpellation “tenez bon, l’avenir nous appartient”. le verbe tenir est comme on le voit conjugué à la deuxième personne du présent de l’indicatif, ce qui veut qu’il s’adresse à nous les lecteurs de ce blog et par extension au “peuple” que nous sommes censés représenter. On pourrait donc réécrire l’interpellation comme suit “Hé vous, les gens du peuple, tenez bon, l’avenir nous appartient”. Ce qui m’intrigue c’est le “nous” dans “nous appartient”, j’ai bien peur que ceux qui ont écrit ce texte ne pensent qu’à eux même quand ils écrivent ce texte. Cette petite phrase résume largement l’histoire du parti socialiste, à nous de tenir bon, et subir les foudres du libéralisme, et à eux l’avenir.

Conclusion.
J’ai beaucoup d’estime pour les militants du parti socialiste. Et quand je dis que le parti socialiste n’est pas de gauche, je ne pense absolument pas à ses militants. D’ailleurs je connais des militants socialistes qui sont vraiment socialistes. Mais l’arbre a du mal à cacher la forêt.
Quand je dis que le parti socialiste n’a pas de projet, c’est faux. Il a un projet, qu’il n’a pas cessé de défendre et de mettre en oeuvre à chaque fois qu’il a été au pouvoir. Une honte a longtemps empêché les socialistes de lui donner son vrai nom. Jusqu’à ce que Jospin avoue que "le projet n’est pas socialiste". Et depuis, ils ont fait du chemin, Valls, Peillon, Delanoë y sont allés franchement. Même si Delanoë rétro-pédale à mort depuis le dernier congrès. Ce projet est un projet libéral (ou ultra libéral ou infra libéral ou social libéral ou libéral machin chose), un projet au service du capital, avec un voile (ou une bourqa ?) rose pale de “social”.


Hé, arrêtez de crier, il n’y a aucune honte à être libéral. Il faut assumer les gars.Si le parti socialiste est vraiment socialiste, il va juste falloir nous expliquer comment vous avez réussi à placer à la tête de FMI, de l’OMC deux "socialistes" français : Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy. Soit l’OMC et le FMI ne sont pas au courant soit ils sont convaincus que le parti socialiste n’a de socialiste que le nom. C’est ce que pensent les électeurs apparemment.
 Ah, une dernière hypothèse, il est possible que les socialistes croient que le FMI et l’OMC font une politique socialiste. Ah bon ! tiens je la connaissais pas celle là. 

signé : Jitijurji CRWAPA



Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
J'ai oublié, pas mal la signature de l'article.
Répondre
M
Pour Jospin, vous avez oublié le meilleur :<br /> « C’est dur pour tout le monde » dit à une ouvrière qui allait être licenciée !<br /> Avec les revenus qu'il touche... sûr que ce doit être dur !!<br /> <br /> Et quelques mois plus tard, il était candidat à la présidence de la République.
Répondre