Le Pére Fraçois salue la mémoire de R Daguzan
Propos du père François
A propos de Régis Daguzan.
Je n’ai certes pas qualité pour saluer le départ de Régis Daguzan qui nous a quittés le 11 Juin.
Je le connaissais peu ; nous n’avions guère de points communs mais nous sympathisions et il ne manquait jamais de saluer ma pauvre prose avec chaleur et amitié, me relançant quand il sentait que je n’avais plus la « pêche ».
Je sentais en lui un être écorché vif, hypersensible et terriblement gentil. Il ne faisait certainement pas partie des « imbéciles heureux qui sont nés quelque part » chantés par Brassens.
Il était assurément trop fragile et timide, sans doute anarchiste, sinon de choix politique, du moins de mode de vie.
Il attirait la sympathie, la mienne en tout cas et celle de beaucoup de gens que je connais.
Je ne veux pas qu’il disparaisse sans saluer sa mémoire.
La mort en soi est un scandale.
Quand, en plus, un homme choisit de se la donner, tous ceux qui l’ont connu et côtoyé ne peuvent pas ne pas se demander s’ils n’auraient pas pu, pas du lui tendre la main
Eternel inquiet, éternel déséquilibré, Régis vient enfin de trouver la paix et la tranquillité.
Je le salue humblement.
FLC