Analyse et commentaires du Pere François

Publié le par pierquet


Romainville le  13 06 2009

 

Propos du père François

 

Quand même, il faut bien revenir sur le scrutin du 7 Juin.

Je sais qu’il s’agissait d’élections nationales (ou même « européennes ») mais ce n’est pas nous qui avons contribué à leur donner un caractère local.

Ce n’est pas nous qui avons pondu un tract nul (et quadrichromique) appelant à voter massivement le 7 Juin (abstentions à Romainville : 67%) et à porter ses suffrages sur le PS (qui, avec 620 voix, se retrouve derrière les Verts (826 voix), le Front de Gauche (706 voix) et l’UMP ( 673 voix).

Pour un bon bilan, c’est un bon bilan ; bravo les artistes.

Philippe Guglielmi, reconnaissant sa défaite (comment pourrait-il faire autrement ?)  ajoute que le PS est toujours debout ; peut-être  mais dans quel état après ce magistral coup de pied aux fesses…

Ce même homme s’est, paraît-il montré très agressif à l’égard de Stéphane Weisselberg lors du conseil municipal de la fin mai.

Stéphane parle à son propos de « chevalier blanc » de la maire Valls.

Moi, je parlerais plutôt de don Quichotte volant au secours de Dulcinée de Tobozo (et quelle dulcinée ; le tableau est vraiment cocasse)

Il ne faudrait pas que les échecs du PS poussent le secrétaire départemental à perdre tout contrôle.

Il devrait plutôt se demander si le temps n’est pas venu pour lui d’aller rejoindre les éléphants dans les oubliettes de la politique du XXIéme siécle, il ne manque pas de place pour les has been de son espèce.

Mais tous ces vieux briscards (voyez Bayrou, voyez Fabius, voyez Bartolone ). sont bien trop accrochés au cocotier pour lâcher prise ; ils se contentent de dire qu’ils vont tirer la leçon de l’événement et de rester en place.

M. Guglielmi devrait en tout cas comprendre que l’appui inconditionnel qu’il apporte désormais à la maire Valls (en échange de quoi ?), sans plus prendre aucune précaution ni émettre aucune réserve (mais c’était quoi, alors, ces singeries auxquelles il se livrait pour protester contre la maire Valls quand, par exemple, elle pondait un règlement intérieur limitant le temps de parole de l’opposition, ou quand elle organisait l’accueil des enfants dans les écoles en cas de grève : du pipeau pour amuser l’opposition afin de l’amener à le laisser manoeuvrer en paix), cet appui, dis-je, pourrait se retourner contre lui, et l’entraîner par le fond quand sombrera le fatidique duo.

« Errare humanum est ; perseverare diabolicum » pourrait dire le Premier Adjoint, qui croit être cultivé.

Si la hargne de Philippe Guglielmi devait perdurer, nous nous livrerions avec délices à ce petit jeu auquel nous n’avons rien à perdre alors que lui est gouverné par son désir forcené d’arriver.

Je souhaite qu’il réfléchisse à tout cela.

 

François Le Cornec

 

PS : Je lis dans la presse que M. Bartolone est devenu « un proche de Martine Aubry ». Cela signifie - t’il que celui dont il est le sherpa, L. Fabius s’est lui-même rapproché de la première secrétaire ? Vous y croyez une seule seconde, vous ? J’y vois plutôt, quant à moi une façon de garder deux fers au feu…
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