19 mai réunion du Front de Gauche salle Lurçat 19h
Le rendez-vous du 7 juin date retenue pour les élection européenne se rapproche et les sondages se multiplient. Deux de ces sondages semble marquer un virage dans les projets de votes du « peuple de gauche ». Le premier national (Le Parisien et Aujourd’hui en France) donne désormais le NPA à… 5 %, le Front de gauche (PC et Parti de gauche) à 4 % (les deux étant à égalité, 6% chacun dans un autre sondage pour Libération) et LO à 2 % : donc entre 11 % à 13 ou 14 % au total pour la « gauche de gauche ». Ce qui n’est guère brillant. Le second (Europe 1), qui concerne la région parisienne, est pire encore, surtout pour le NPA :3 % pour la liste où Besancenot est le troisième candidat contre 5,5 % pour le Front de gauche. Ce qui est remarquable, pour cette circonscription, c’est que l’UMP culmine à 33 % et que la liste menée par Cohn-Bendit arrive en 3e position, dépassant le MODEM.
Les sondages ne sont pas l’élection, certes. Mais l’absence d’unité de la « gauche de gauche », alors que les programmes des uns et des autres se ressemblent étrangement, assorti à un mécontentement social sans débouché, semble avoir brisé l’élan anticapitaliste et antilibéral. Désormais, c’est toute la gauche, d’Aubry à Besancenot, qui courent à l’échec, tandis que Sarkozy, dont on peut douter de la popularité, pourrait, contre toute attente, s’en tirer avec tous les honneurs. Impensable il y a un mois, mais prévisible aujourd’hui.
La constitution au sein du NPA, ce weekend à Paris, d’un courant intitulé « Convergences et alternative » vient ainsi à point nommé. Rassemblant en partie ceux qui s’étaient au congrès de fondation du NPA retrouvés sur une proposition de listes unitaires pour les Européennes, mais désormais bien au-delà, tous ceux qui doutent désormais du bienfondé d’une orientation politique axée pour l’essentiel sur une prévision « d’explosion sociale » à court terme, ce courant a fait un premier bilan de l’état du parti.
Ce que certains subodoraient il y a déjà plusieurs mois s’avère exact. Après un départ sur les chapeaux de roue, le NPA marque le pas, se recentrant sur un noyau militant de quelque 6.000 à 7.000 membres, bien que nous ne disposions pas à l’heure actuelle de chiffres vérifiables. Surtout la campagne électorale mobilise peu. Enfin, le climat commence à se tendre entre ceux qui croyaient que tout était possible et ceux qui en doutaient. L’heure d’un premier bilan approche.
Voilà de quoi nourrir le débat ce soir à l’invitation du FRONT DE GAUCHE, salle Jean Lurçat, a partir de 19H ; Venez nombreux, il est temps de s’intéresser à ces élections.