Le Pére François et l'histoire du marché

12 mai 2009
Propos du père François
Si j’étais placier sur le marché de Romainville, je ne m’exciterais pas pour une malheureuse distribution de tracts, avec ou sans table (la maire Valls en utilise une à l’occasion).
En toute hypothèse, je n’appellerais pas la police.
En toute hypothèse, cette dernière, qui a d’autres chats à fouetter, ne se déplacerait jamais pour un incident aussi minime (en l’espèce, il s’agissait de prendre un marteau-pilon pour écraser une mouche).
Que s’est-il donc passé dimanche dernier au marché du Centre ?
Bien sûr, vous l’avez deviné, le pauvre placier n’est pour rien dans l’algarade qui a stupéfié tout le monde.
Pour que la police se déplace, il a fallu que quelqu’un qui « a le bras long » intervienne, un salopard aussi lâche qu’anonyme fasse jouer ses relations pour emmerder le monde.
J’ai ma petite idée sur l’identité de ce pauvre type ; à vrai dire, trois noms me viennent à l’esprit, que je me garderai bien de vous donner.
Essayez vous aussi de les deviner, sachant qu’il s’agit d’individus lâches et méchants.
Quoi qu’il en soit, j’ai lu les communiqués vengeurs publiés par mes amis, mais je dis tout de suite que ce n’est pas suffisant et qu’il faut saisir le préfet du 93 et le procureur de Bobigny, en demandant des comptes sur l’utilisation des forces de police et sur la « saisine » qui a permis de déclencher leur intervention.
Je ne vais pas parler, comme d’autres feraient de démocratie et de république en danger, mais je prends ces événements suffisamment au sérieux pour demander qu’ils aient la suite qu’ils méritent et que les auteurs de l’infamie à laquelle les romainvillois ont pu assister dimanche dernier soient punis.
Salut, mes amis.
François Le Cornec