Reponse rapide signee Le Pere François

Publié le par pierquet

1er avril 2009

 

 

Propos du Père François                                                              

 

 

 

Enfin des réactions aux articles du Cactus Rouge…

J’ai déjà répondu hier à Jérôme et je l’invite à se mettre en rapports avec moi, via le cactus, pour plus de détails.

Aujourd’hui, c’est à Philippe que je vais m’adresser ;  je l’appellerai même Philippe Guglielmi (Ph G), « nom qui fleure bon l’ile de Beauté ( ?) », puisqu’aussi bien il se permet de citer mon patronyme à plusieurs reprises dans le billet extrêmement louangeur qu’il nous consacre, à Bruno Bellegarde et à moi. 

Je laisserai à BB (avec qui je n’ai pas partie liée, mais qui suit actuellement un chemin qui ne me déplait pas)  le soin de répondre à Ph G sur le plan politique, préférant m’en tenir, pour ma part, à l’individu.

 

Ainsi donc, c’est bien ma veine : pour une fois que je me risque à faire de la « realpolitik », c'est-à-dire que je prône naïvement un rapprochement PC-PS, pour virer la maire Valls, n’ayant pas compris que les propos vengeurs de Ph G étaient du pipeau, destiné à amuser la galerie et à piéger les gogos (dont je suis), voilà que le leader du PS prend la mouche et entreprend de me flanquer ce qu’il croit être une volée de bois vert, qui n’est en fait qu’un galimatias où les expressions rebattues se mêlent au vocabulaire approximatif, aux termes pompeux , le tout barbouillé, comme à l’accoutumée, des beaux sentiments de rigueur (cette phrase est beaucoup trop longue…)

Décidément, tu avais raison, Alain, de m’engueuler quand que je tentais de me rapprocher de ceux que tu appelles parfois les « social-traîtres », et que je préfère nommer « une fraction du peuple de gauche ».

Je n’ai pas ton intransigeance et je pense qu’il faut savoir se mettre à table avec le diable, quitte à se munir d’une longue cuiller.

Il faut savoir ce que l’on veut ; toi, c’est rester fidèle à tes principes, moi c’est virer le « duo campionno-valsiste » (je répéterai cent fois que ce nom de baptême leur a été donné par Ph G à une époque où la maire Valls n’était pas sa « madone adulée », expression copiée sur 93230.

Bref, je ne sais plus quoi faire, mais je ne veux pas renoncer à l’espoir de voir se constituer un front qui permettrait d’aboutir au résultat que j’appelle de mes vœux.

 

En attendant, je ne peux pas laisser la lettre de Ph G sans réponse.

Je l’imagine toujours, ayant prononcé sa harangue, et se retournant vers l’assistance d’un air vainqueur en disant « ai-je été assez bon ? ».

Même si je n’ignore pas qu’il y a dans ses troupes des gens cultivés, qui ne peuvent être que consternés par la médiocrité de sa prose, je veux lui mettre, encore une fois et dans son intérêt, les points sur les « i »

Je voulais le faire brièvement car je n’ai pas son éloquence de comice agricole, et surtout je crains de lasser les lecteurs contrairement à lui, qu’on a toujours du mal à lire jusqu’au bout,

Mais j’ai beaucoup à dire ; excusez-moi.

Je commencerai par un conseil d’ami, mon cher PhG : tu n’es vraiment pas très cultivé et cela se sent ; tu devrais adopter un style simple (sujet, verbe, complément) et surtout ne pas faire de citations ; tu t’en porterais mieux.

Dans ta présente lettre, parmi beaucoup de bourdes, j’ai relevé que tu parles d’attaques « ad nominem » alors qu’il s’agit de « ad hominem » (te souviens que tu écrivais « hypocrate » pour Hippocrate ?)

Plus cocasse, tu écris Mitterrand avec un seul « r » (c’est le meurtre du père…).

 

Passons et venons-en à ma réponse proprement dite.

 1° je n’ai jamais rien attendu de la politique, ni mandat (maire, adjoint, conseiller général ou…sénateur), ni relations, ni carnet d’adresses. Moi, je peux donc dire que je « souhaite l’avènement d’un monde  meilleur », mais mon petit doigt me dit que si tu fais de même, tu espères autre chose d’une carrière politique…

2° mon itinéraire est simple (j’en ai déjà trop parlé, mais tu m’obliges à y revenir) : Arrivant à Romainville, j’ai d’abord voté communiste, puis, avec le CCR, je me suis rallié a C. Valls, en qui nous voyions le PC plus l’ouverture.

Je l’ai donc fait par idéalisme et non par tactique. J’aimerais, à ce propos, que tu me tu me donnes les motifs « idéologiques, ou idéalistes ou moraux » qui t’ont fait passer du statut d’opposant patenté au « duo » à celui de « compagnon de route » (ou plus si affinités) çà nous fera rire un peu, comme dit Brassens.

Quand nos yeux se sont dessillés (pendant le premier mandat du maire, 17 conseillers de sa liste l’ont quittée), j’ai suivi le CCR dans l’opposition.

Je suis resté derrière Stéphane Weisselberg et Joël Roman (moutonne qui bêle…) à qui, mon cher Ph G, tu ne vas quand même pas te comparer, car ils sont d’une autre pointure que toi, et surtout, ce qui est essentiel pour moi, ce sont des « purs »

3° je ne suis pas totalement opposé aux indemnités, qui peuvent permettre à des gens modestes de faire de la politique, ou qui compensent le manque à gagner pour ceux qui abandonnent tout une partie de leur profession pour exercer leur mandat.

Ce que je ne supporte pas, c’est qu’on n’ait pas d’autre moyen de gagner sa vie (ce qui vous rend vulnérable à toutes les pressions) ou qu’on les cumule voracement en pleurant sur la misère du monde.

Si tu veux, mon cher Ph, rester dans ce domaine, tu peux aller trouver Alain Herrero, qui est demeuré 18 ans maire-adjoint sans toucher un fifrelin. Ca vous a quand même une autre allure que la votre et celle du MexC-exC, non ?

4° Je ne m’en prends pas, comme tu feins de le croire, aux militants socialistes, parmi lesquels j’ai quelques amis qui sont des gens estimables (j’en connais aussi que tu as virés, on se demande pourquoi), mais à ceux qui les conduisent et les mettent dans des situations impossibles, et je redemande si on les consulte « démocratiquement » avant de les emmener dans des galères incroyables.

5° devant la comédie des communiqués que tu as jouée ces derniers mois, sans doute pour essayer de redorer un blason singulièrement terni, j’ai été assez naïf pour croire que le PS avait retrouvé ses vraies valeurs.

Je vois malheureusement qu’il n’en est rien.

Tu auras beau nous dire que chaque composante de la majorité conserve son identité, nous savons maintenant que « qui se ressemble s’assemble »

Salut à toi ; salut à tous

 

François Le Cornec

 

Le socialiste (celui qui m’avait qualifié de « moraliste ») m’a fait dire qu’il ne pouvait pas me contacter à présent. Il semblait terrorisé. Ça ne badine pas dans les roseraies…Je lui ai conseillé d’attendre.
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