Comité Balladur (suite)

Publié le par pierquet

Si l'ancien Premier ministre remettra son rapport que le 5 mars, au Président de la République, l'Elysée a déjà salué, dès la fin de la dernière réunion de travail du comité, mercredi 25 février, des "propositions ambitieuses" qui "ouvrent de nombreuses pistes". "Il est temps de décider", proclame le document de 130 pages, dont l'ambition est de "donner un nouveau souffle" à "un système vieilli".

Il prône une diminution du nombre de régions, une élection commune pour conseillers régionaux et départementaux, la suppression des cantons, un statut propre pour grandes métropoles. Si les communes gardent leur faculté d'intervenir sur tout, départements et régions se spécialiseraient.

M. Balladur aspirait au plus large consensus au sein de son pluraliste comité qui comprend les socialistes Pierre Mauroy et André Vallini.

Mais déjà, un des innovations les plus décoiffantes retenues par les onze sages - "favoriser" le passage de 22 régions métropolitaines à une quinzaine - a suscité une levée de bouclier de collectivités redoutant d'être avalées par un voisin: Picardie, Auvergne, Rhône-Alpes...

Le gouvernement s'est efforcé d'apaiser ces angoisses. Ma    is a fait savoir aussi qu’un projet de loi devrait arriver au Sénat à l'automne.

Quant à M. Balladur, il s'est attaché, mercredi soir sur TF1 à tordre le cou à des "bobards" courant sur son rapport, démentant toute démarche autoritaire de suppression de régions.

La majorité des mesures ont recueilli l'unanimité du comité, mais la gauche a refusé de cautionner le point essentiel du "Grand Paris".

Cette réforme fusionnerait la capitale et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Soit 6 millions d'habitants.

Pour sa part Elisabeth Guigou, à d »claré «  une telle réforme "priverait les élus départementaux des relations de proximité ».

Méfiance de la gauche également quant à la suppression des cantons, selon une source gouvernementale.

M. Balladur, qui salue la "liberté d'esprit" de son comité, a prévu une place dans son rapport pour les arguments de ceux qui refusent certaines réformes.

Maintenant, conclut-il, "il faut aboutir".
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M
"Elisabeth Guigou, à d »claré « une telle réforme "priverait les élus départementaux des relations de proximité »."<br /> Elle les priverait "SURTOUT" d'indemnités juteuses !!<br /> A force d'accumuler les délégations & postes d'élus, il fallait bien qu'un jour il y ait un grand coup de frein.<br /> Il y a bien longtemps que certains élus ne sont plus en symbiose avec leurs électeurs.<br /> Regardes ou certains habitent, bien loin de leurs électeurs, ils n'en connaissent la vie qu'au travers des cranes d'œufs qui leurs donnent des informations, et bien filtrés pour ne pas qu'ils soient déçus.
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