Le Pere François a du grain à moudre

Publié le par pierquet


Romainville le  1er décembre 2008

 

 

Propos du père François.

 

 

 

Il y a des jours comme çà où l’on est de bonne humeur, des sortes de moments privilégiés qui font que, malgré mon pessimisme radical, je finis par trouver que, comme Lévi-Strauss, un optimisme modéré est possible (rassurez-vous je n’ai pas l’outrecuidance de me comparer, même de loin, à ce grand homme.)

Ce lundi, je me sens justement dans ce genre d’état d’esprit.

D’abord, il y a eu le spectacle-débat-expo, organisé par le Comité Citoyen hier à l’Auberge du Bois Perdu, qui a pu se dérouler malgré la conjuration des médiocres.

Romainville Perception vous l’a déjà dit (rubrique libre de toute publicité) ce fut un tel succès qu’il a fallu donner trois fois le spectacle.

Bravo aux auteurs, acteurs et spectateurs. Il y avait dans tout cela une certaine fraîcheur et un enthousiasme qui rappelait, dans un registre différent, la Ferme Carnot.

Notre maire ferait bien de s’en inspirer, si seulement elle en était capable.

Ce qu’elle est capable de faire, elle nous l’a montré vendredi et je vais vous en parler plus en détail que je ne l’ai fait dans mes derniers propos.

Or donc, le dit jour, l’employé de l’Auberge du Bois Perdu a vu pénétrer dans l’établissement un individu qui lui a déclaré être mandaté par « Madame le Maire » pour inspecter l’auberge aux plans de l’hygiène et de la sécurité.

Respectueux de la loi, l’employé a laissé faire son interlocuteur qui, la visite terminée, s’est déclaré satisfait et l’a invité à signer une sorte d’imprimé.

Méfiant l’employé a demandé à prendre connaissance du papier. L’employé de mairie est alors devenu fébrile.

S’en est suivi un petit jeu où chacun tirait de son côté jusqu’à ce que le papier se déchire, mais demeure, en son double exemplaire, dans les mains du salarié de l’auberge.

Après avoir supplié qu’on lui rende le papelard, puis qu’on en déchire au moins l’en-tête portant la référence de la mairie  l’employé –dont nous possédons évidemment le nom et la qualité- s’esquiva, tout penaud, pour aller rendre compte au Premier Magistrat municipal du résultat de ses diligences.

Il a sûrement dû être chaudement félicité pour nous avoir laissé entre les mains la preuve que des services municipaux avaient pratiqué une sorte d’escroquerie en tâchant de faire passer une notification d’interdiction de réunion pour un PV des services de l’hygiène.

Je ne sais pas comment le juge qualifiera les faits, mais je sais qu’il les qualifiera et que nous allons bien  nous amuser, de même que nous rirons bien, le lundi 8 décembre, à Pontoise, dans des circonstances que je laisse à Stéphane le soin de vous annoncer mais sur lesquelles je reviendrai.

Voilà pourquoi ce lundi est pour moi un beau jour et j’espère qu’il le sera pour tous.

 

 

François Le Cornec
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R
Cher Père François pourrais tu nous faire partager ce courrier juteux signé " Mairie de romainville " une photocopie ou autre pour appuyer tes propos.<br /> Merci pour ta libre pensée et continue, C'est un régal de te lire.
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P
Comment pouvez faire confiance à quelqu’un qui à 4 casquettes différentes, voir plus, et qui mène autant d’actions différentes et opposées. Je ne savais pas que les discours n’étaient pas les mêmes pour un franc-maçon que pour un élu socialiste notamment 1er Maire adjoint de Romainville et 1er secrétaire départemental. Il est peut être dorénavant plus intéressant de faire des interventions sur la franc-maçonnerie que des conférences sur l’Art. En ce qui concerne l’abolition de l’esclavage il faut bien se garder de conclure à une harmonie intellectuelle et philosophique entre anti-esclavagisme actif et franc-maçonnerie surtout pendant la période révolutionnaire de 1788 à 1794( date de la 1er abolition).<br /> Votre réponse laisserait-elle à supputer qu’il existe un désaccord entre le 1er Maire adjoint et le Maire sur l’autorisation de telle manifestation ?
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M
Une fin de semaine très bonne, suivit d'un bon début... que demander de plus ?
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P
Est-ce parce que Raymond Queneau écrivait que « l’histoire est la science du malheur des hommes » que l’amour du passé n’est pas inné pour notre Municipalité ? Nous pouvons nous demander pourquoi <br /> Le Maire et son adjoint socialiste n’ont pas encouragé et soutenu les deux expositions qui se sont tenues, l’une sur Mai 68 et l’autre sur l’abolition de l’esclavage. Sont-ce les thèmes qui n’ont pas plu ou bien les organisateurs ? Nous aurions pu penser que le 1er adjoint délégué à la vie associative et aux anciens combattants approuve une telle démarche au moins pour l’une d’elle qui a le soutien du Conseil Régional. Lui qui ne cesse de se targuer d’appartenir à un courant de pensée philosophique pourquoi n’a-t-il pas saisi l’occasion d’organiser un tel événement dans une salle municipale ? Existe-il maintenant, à Romainville, deux sortes de culture pour arriver à l’émancipation des gens, l’une officielle municipale et l’autre citoyenne.<br /> Mesdames et Messieurs les élus, méditer la phrase d’Anatole France « Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir », les romainvillois auront tout à gagner et arrêter cette guerre intestine et stérile.
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P
<br /> On peut se poser en effet la question, du moins au niveau de 'l'officiel" car le me dois de dire la vérité - mais vous le savez cela je le fais tout le temps. Alors au nom de la vérité, et bien<br /> notre initiative pour commémorer le 160eme aniversaire de l abolition de l esclavage a été ouverte par une brillante et chaleureuse intervention de PHILIPPE GUGLIELMI<br /> OUI, mais comme la souligné d'entrée pas le 1er maire adjoint de Romainville, pas le 1er Secrétaire nouvellement réelu pour la Seine saint Denis du Parti Socialiste, non Philippe Guglielmi, simple<br /> citoyen -A TITRE PERSONNEL- comme il l a dit<br /> Ainsi va la vie pas toujours facile a vivre sans doute ni a comprendre. Il est intervenu pour nous brosser un portait de Victor Scoelcher, le citoyen, l homme politique et le franc maçon qui a<br /> signé les décret en 1848 de l'abolition de l'esclavage<br />  Ce fut en tout point remarquable, edifiant et captivant même pour l'auditoire.<br /> Je vous laisse seul juge mais reflechissez y...<br /> <br /> <br />