Une greve qui a marché
La journée de mobilisation jeudi dans l'Education a été "réussie" selon les syndicats, avec une grève massivement suivie dans le primaire et des manifestations dans toute la France. Dans les écoles primaires, entre 48% (ministère) et 69% (syndicats) des enseignants ont débrayé. Dans les collèges et lycées, ils étaient entre 21% (ministère) et "plus d'un sur deux" (selon le Snes). "C'est une journée réussie", a déclaré le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, "un tournant" selon le SE-Unsa, alors que 163.000 enseignants, étudiants et lycéens ont défilé selon la police dans 131 cortèges dans tout le pays. Pour les 48 villes les plus importantes, les syndicats eux annonçaient 220.000 manifestants. Jeudi, les manifestants étaient 9.000 à 40.000 à Paris, de 5.500 à 20.000 à Bordeaux, 5 à 11.000 à Marseille, 6 à 10.000 à Lyon, 5 à 10.000 à Toulouse et à Nantes, ou encore 5.700 à 9.000 à Grenoble, 3.400 à 6.000 au Mans. ls demandaient un autre budget (celui de 2009 prévoit 13.500 suppressions de postes), "le maintien des Rased" (maîtres spécialisés contre l'échec scolaire), le respect de l'école maternelle, un "véritable dialogue social" et, pour certains, une autre réforme du lycée.