Le Pere François rentre du Cpnseil

Le conseil municipal d’octobre vu par François Le Cornec :
Romainville le 26 octobre 2008
Propos du père François.
Décidément, je ne sais pas si je persisterai à assister aux séances du conseil municipal de notre cité.
Il s’en dégage pour moi un ennui torride, dont je suis le premier responsable, incapable que je suis de m’intéresser aux questions de gestion et d’administration…qui sont pourtant primordiales.
Ma pensée errait donc, ce 22 octobre et je me plaisais à vérifier que ce que m’avait dit un militant socialiste (j’ai quelques amitiés dans ce milieu) était vrai : les troupes du PS (comme, avant elles, celles de la maire) ont reçu consigne de ne jamais me saluer et de m’ignorer superbement.
Je me faisais l’effet du « passe-muraille » de Marcel Aymé ou bien du héros de Cormac Mac Carthy qui, dans son dernier et superbe roman, erre dans un univers pétrifié après une catastrophe que l’on devine nucléaire mais qui n’est jamais définie avec précision.
Le plus extraordinaire, c’est que ce genre de situation n’est pas dépourvu de charme et que l’on finit par s’en amuser.
J’en étais là de mes pensées quand j’ai vu arriver un médiateur (il faudra nous expliquer en quoi consiste la médiation dans cette calamiteuse municipalité), un peu gêné, qui m’a dit textuellement : « on m’a dit de vous demander de vous taire et de vous asseoir ».
Or, je ne parlais pas « atteint d’un début de surdité, je fuis les conversations à mi-voix…mais je ne puis empêcher mes connaissances de m’adresser la parole…)et je ne sache pas que l’on puisse exiger quelque attitude que ce soit des assistants à un conseil municipal (à condition qu’ils ne créent pas du scandale, ce qui n’est jamais mon cas).
J’ai donc rétorqué au « médiateur » : « tu diras au pauvre homme (ou à la pauvre femme) qui t’a envoyé que, pour cette fois, je ne veux pas me fâcher mais que je ne lui conseille pas d’y revenir. J’ai ajouté qu’il serait plus convenable qu’il agisse –comme moi- à visage découvert.
Comme je crains que le « médiateur » n’ait pas osé rapporter ma réponse en termes exacts, je les redis ici à tout hasard.
Pour le reste, la séance du 22 octobre m’inspire les réflexions suivantes :
-le Premier adjoint, fidèle à lui-même, a fait une déclaration pour rappeler son attachement aux valeurs de la République, de la liberté etc.… et je me disais qu’il allait prendre la défense de la ferme Carnot, ce qu’il s’est bien gardé de faire puisque ses belles paroles n’engagent que ceux qui les écoutent.
Sur le même sujet, la maire Valls a lu d’un ton de commisération une belle déclaration dans laquelle j’ai reconnu le style de son preux concubin.
Comment- a- t- elle dit en substance - peut-on s’intéresser à des sujets aussi subalternes que la ferme Canot (de minimis nom curat praetor) alors que la municipalité se meut à d’autres hauteurs.
La ficelle est un peu grosse, de même que l’annonce de l’installation d’une autre entreprise au même endroit ne trompe personne (le blog Romainville-Perception analyse très bien le subterfuge).
Tout cela est petit, petit.
Je reviens sur le Premier Adjoint, ancien ennemi juré du duo campionno-valsiste et ancien allié du PC.
Le voilà qui stigmatise ce dernier et fulmine en annonçant que je ne sais quel directeur des services techniques départementaux a été recruté par je ne sais quelle société ayant, si j’ai bien compris, des liens avec le PC ;
Bravo pour la morale, et je pensais qu’il allait poursuivre en stigmatisant le népotisme au sein du conseil général et du conseil municipal, mais j’en ai été pour mes frais. Il est vrai que nous ne sommes pas ici au FMI et que la tolérance est de rigueur, au moins pour son propre camp.
Stéphane s’est vu qualifier « d’avocat du PC « , ce qui revient à dire que, si on attaque la majorité on défend l’opposition...
Je ne sais qui s’est vu baptiser, lui, de défenseur du PC et… de la droite.
Je sais bien, quant à moi, ce que j’aurais rétorqué si j’avais été visé par ces attaques : le citoyen se doit d’être contre les pouvoirs (3° édition) et cela ne signifie pas pour autant qu’il cautionne tout ce qui se dit et se fait dans l’opposition (notamment les tentatives de rapprochement avec Mme Valls).
Quoi qu’il en soit, j’ajouterai que je préfère à tout prendre une vraie droite à une fausse gauche qui avance masquée et ne craint aucune palinodie.
Tout cela ne doit pas nous faire oublier la Ferme Carnot, lieu de vie et d’art contre laquelle se trame un mauvais coup.
Il faut tout tenter pour la préserver.
Salut à tous.
François Le Cornec