Le Pere François répond a son ami-président des Citoyens
Romainville le 17 septembre 2008
Propos du père François.
Mon Cher Stéphane,
Bien sûr, à force de donner dans la polémique, il est inévitable de recevoir des chocs en retour.
Il m’est même arrivé de regretter l’apathie de nos concitoyens (dussé-je en pâtir) qui les conduit à subir n’importe quoi sans regimber.
Evidemment, j’ai quand-même été étonné que la réaction vienne de nos propres rangs, mais le Comité citoyen ne serait plus ce qu’il est s’il ne générait pas ce genre de situations.
En outre, je sais que mes écrits indisposent plus d’un citoyen ‘n’est-ce pas, M., n’est-ce pas Na ?) et je pense que tu te fais là sans doute leur interprète.
Je n’ai pas l’intention de polémiquer publiquement avec mon président –ce qui serait faire le jeu de ceux que je considère comme nos adversaires- aussi réservé-je les questions importantes que pose son intervention et la publicité qu’il lui a donnée (publication, à sa demande, dans le Cactus rouge) au huis-clos de nos réunions.
Je me bornerai ici à quelques rectifications, répétant que c’est ce qu’elles sous-tendent ou sous-entendent qui importe).
- Ton communiqué, mon cher Stéphane, est très flatteur pour moi…tout du moins au début, car à la fin, qu’est-ce que je prends… Le procédé est classique (un cauda venenum) et tu es tout à fait en droit de l’utiliser.
Je ne mérite, je crois, « ni cet excès d’honneur, ni cette indignité ».
Je viens de relire un certain nombre de mes propos, « et, franchement, il y en a de bien mauvais –sans compter leur caractère répétitif- mais bah ! ils ne tranchent pas vraiment sur la médiocrité ambiante…
A l’inverse, dire que mes lettres « ne sauraient engager le CCR, c’est enfoncer une porte ouverte puisque je me tue à le répéter moi-même, notamment dans une lettre à ….Philippe Guglielmi en date du 29 05 07 dans laquelle je déclare : « je me vois contraint de répéter que mes lettres et autres billets d’humeur n’engagent que moi-même. Le Comité citoyen et le PCF n’ont rien à y voir » Peut-on être plus clair ?
Ajoutons à cela que ma prose n’a jamais paru sur le blog du CCR et que je ne cesse de rabâcher que je me borne à la critique et à la polémique (qui, effectivement, « ne se suffisent pas à elles-mêmes et ne fondent pas un corpus idéologique » )
Pour l’idéologie, j’ai renvoyé cent fois le lecteur à 93230, sur lequel je me répands en propos louangeurs. Nul ne peut l’ignorer.
- En me gaussant du spectacle affligeant donné par les socialistes lors de leur université d’été (et ça continue) je n’en fais pas « mes choux gras » ni ne vise à « flatter démagogiquement le ressenti de nombreux concitoyens ».
Je récuse ce vocabulaire et cette façon de voir les choses.
- J’ai écrit en toutes lettres que la maire seule était responsable de la censure de ta dernière tribune ce qui signifiait a fortiori qu’il n’y avait pas eu de « concertation » préalable avec ses alliés, le PS en particulier, à propos de qui j’ai rappelé avant toi qu’il était à l’origine de la création des « tribunes ».
Je me suis seulement étonné que le PS n’ait pas protesté depuis lors contre les façons de procéder du maire, y voyant une complicité tacite, en vertu de l’adage « qui ne dit mot consent »…Ce n’est pas du tout la même chose.
Tu m’auras mal lu, mon cher Stéphane et c’est pourquoi je ne t’en tiens pas rigueur ;
Je suis plus perplexe devant ta hâte à te porter au secours du PS qui n’était pas vraiment attaqué, comme je ne sais plus qui se posait en défenseur des employés communaux, puis de la famille à qui nul ne voulait du mal. ;
Tu nous expliqueras sûrement tout cela lors de notre prochaine réunion.
Je note en tout cas que ton mail m’a rendu une totale liberté de parole, puisqu’il ne subsiste aucune ambigüité entre le Père François et le CCR ;
Je m’efforcerai de ne pas abuser de cette liberté.
Amicalement
François Le Cornec