Grève de sans papiers
Voilà neuf jours que les employés sans papiers du centre de tri de Romainville sont en grève dans le sein de leur entreprise, aux bas-pays. Face à la constance de ce mouvement, les soutiens s’organisent et se manifestent. Elus communistes de Paris et de la Seine-Saint-Denis, Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière et lilasienne il ne faut pas l’oublier, ainsi qu’Olivier Besancenot de la LCR et du futur parti anticapitaliste sont venus sur place. Côté syndical, depuis l’origine du mouvement la CGT est en première ligne. Il est bon de se souvenir de l’aspect particulier de ce conflit, puisque l’entreprise est en fait une délégation de service public avant octroyée par le SYTCOM à Véolia, mais depuis le printemps dernier qui a été remise a Urbaser, une multinationale espagnole. Qui sera étonné de savoir que cette dernière crie haut et fort qu’elle connaissait pas la situation de ses salariés ? Classique. Le nouveau gestionnaire propose 2 CDI et 4 contrats intérim. Mais la préfecture n’examine la régularisation que des salariés en CDI. Et avec l ancien gestionnaire Véolia les négociations débutent seulement. Alors le mouvement s’organise encore un peu plus. Le Secours Populaire a apporté des couvertures, L.O. s’occupe des repas chaque jours. Et les boîtes d’intérim mettent la pression chaque jour sur les salariés qui entrent au travail sur le site.
Publicité