Salut Henri

Publié le par pierquet


L’annonce de certains décès vous ébranle plus que d’autres. Et bien, je dois dire que celle de la mort d’Henri Dauvergne fut pour moi un vrai choc. Evidemment parce que qu’il était trop jeune pour disparaître. Henri avait cinquante ans. Mais surtout parce que pour moi, il représentait une certaine image de Romainville. Celle qui m’avait plue lors que mon arrivée à Romainville, en 1982. Avec son frère Martial, ils avaient été parmi les premières personnes que j’avais appris à connaître dans cette ville, nouvelle pour moi. Et puis j’ai rencontré sa sœur Marie Claude, et ses parents, et plus tard Dominique. Une Famille « les Dauvergne », une tribu même au sens noble et respectable du terme. Et puis Dauvergne, cela voulait dire « Cité Cachin ». Tout le monde les y connaissait, ils y connaissaient tout monde. Cela signifiait surtout engagement, solidarité, dévouement. Des valeurs humaines qui pour moi, qui débarquait de Perpignan, symbolisait la famille communiste de la « Banlieue Rouge ».  Henri je le retrouvais partout, au boulot en mairie, dans la vie associative, lors des temps fort de la vie romainvilloise, et bien sur dans les manifs et à la Fête de l’Huma. Car Henri militait au Parti Communiste Français et au syndicat CGT.  Il a assuré rapidement des responsabilités. Et ce qui me plaisait chez lui, c’est qu’il n’était pas un donneur  d’ordres et encore moins de leçons. Non Henri c’était un homme de terrain. Toujours les mains dans le cambouis. Et en fait de cambouis, c’était surtout l’encre,  (il fût « le camarade imprimeur » de la section du PCF), mais aussi  la merguez, (car aussitôt qu’il y avait un stand à tenir, on pouvait compter sur Henri). Henri c’était un engagement total dans les luttes. Un engament entier, sans concession. Les concessions c’étaient pas pour lui. J’ai toujours pensé que c’était sans doute pour cela que depuis plusieurs années Henri Dauvergne était avant tout engagé dans le combat syndical. Les arrangement de la vie politique c’étaient pas pour lui. Henri Dauvergne était donc devenu le responsable du syndicat des communaux et l’animateur infatigable de l’Union Locale CGT.

 Henri, avait en toute circonstance « un cœur gros comme ça » comme on dit. Et depuis quelques temps justement c’est ce cœur qui semblait « fatiguer ». En ce début du mois d’août, Henri à eu « un grave pépin » à la suite duquel durant quinze jours il a lutté contre la mort. Mais cette ultime bataille, il l’a perdu. Et aujourd’hui je sens qu’avec ce deuil, c’est une page de l’histoire de Romainville qui se tourne. Car Henri était pour moi une réelle une passerelle entre les « vieux militants » ceux coulés aux moules du Front Populaire et de Mai 68, et les salariés d’aujourd’hui, souvent trop individualistes et trop peu combatifs. Sans aucun doute Henri Dauvergne leur apportait l’enthousiasme du temps jadis. Tu vas drôlement manquer Henri !

En ces durs moments, je pense bien sur à sa compagne Brigitte, et à ses deux fils, à toute sa famille et à ses camarades et amis. Qu’ils reçoivent toutes et tous nos  sincères condoléances.

Vendredi matin à 8h45 c’est au crématorium du cimetière du Père Lachaise qu’aura lieu la crémation avant un ultime hommage à 12h au nouveau cimetière de Romainville.

Salut et Fraternité Henri !
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D
Pas de commentaire. Juste des remerciements pour l'homme que fut Riton.
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D
Pas de commentaire. Juste des remerciements pour l'homme qu'était notre frère.
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