François Le Cornec persiste et signe

Publié le par pierquet

Nous avons hésité à publier cette lettre de François Le Cornec, certains propos et surtout certaines mises en cause, même voilée, mais tout le monde comprend, étant a la limite de l’acceptable juridiquement parlant.

Mais Le Cactus  Rouge a décidé de ne pas censurer F Le Cornec et donc, voici son texte :

 

            Romainville le 17  juillet 2008

 

Propos du père François.

 

Il ne faisait pas chaud en Bretagne, mais le froid, si on n’en meurt pas, est roboratif et je reviens donc, en cette mi-juillet, en pleine forme.

Et voilà qu’on me montre, dans le N° 95 (juillet-aout) du journal (sic) de Romainville, une « libre expression » du PS intitulée « démocratie, transparence et indemnités » (sans doute pour parodier « sexe, mensonge et vidéo »).

Le texte, sur lequel je vais revenir, suscite deux réactions :

-         Le Parisien Libéré du 29 Mai, qui traitait des indemnités des élus du 93, disait que

c’était une « question sensible » et je vois qu’il avait bien raison.

Le journal de Romainville dit que dans la rubrique « libre expression » les propos insultants ou diffamatoires n’ont pas leur place, ce qui laisse perplexe, car traiter quelqu’un (je ne vois pas qui c’est) de « calomniateur patenté » qui « diffame » dans des « libelles », d’ « agresseur invétéré », ça s’appelle des injures publiques et, si c’était moi qui étais visé, je saurais ce qui me reste à faire.

Ne sachant pas qui était agressé, j’ai failli rester l’arme au pied, comme m’y incitait vivement S. Weisselberg, et puis, bien que mon école de pensée me commande de tendre la joue gauche quand on a frappé la droite, je n’ai pas résisté au plaisir d’écrire les lignes suivantes, à titre strictement personnel bien sûr :

D’après son style pompeux-pompier, je crois reconnaître l’auteur de l’article du journal (je ne citerai pas son nom par charité chrétienne)

Je ne peux l’imaginer que mollet cambré, menton avantageux, vociférant les mots « à bon entendeur salut » et se retournant ensuite vers ses troupes pour voir l’effet produit.

Son vocabulaire, redondant, abonde en termes tels que « démocratie », « république », « liberté », « égalité » etc..bref un vrai discours de rad-soc d’un autre temps, d’autant plus surprenant que l’on peut se demander ce que ces mots veulent dire pour lui…

Sur le fond, ce même auteur abuse du procédé simplet, mais qui a fait ses preuves, que voici :

Il feint de constater toutes sortes de périls pour se poser ensuite en ardent défenseur des valeurs soi-disant menacées.

C’est ainsi que, lorsque l’on s’était ému que le fils d’un adjoint socialiste ait été recruté à la mairie, il s’était écrié que l’on s’en prenait au personnel communal.

Lorsqu’il avait fait l’objet de critiques à lui adressées, il avait brandi sa femme et ses enfants, auxquels nul ne pensait et que nous respectons.

Lors de la dernière campagne électorale, il avait dressé le spectre du fascisme (la « peste brune »), du communautarisme, et de je ne sais quelles autres inventions, pour affirmer, nouveau Déroulède, qu’on passerait sur son corps avant d’en arriver là.

Cette fois, si on parle des indemnités des élus, le voici qui parle de « suffrage censitaire » et qui va bientôt dire qu’on s’en prend au suffrage universel.

Le pire, c’est que des arguments aussi fallacieux risquent de frapper des esprits simples.

Quoi qu’il en soit, alors que chacun sait que ce ne sont pas les socialistes qui sont visés mais bien le « duo campionno-valsiste », l’article du journal me donne l’occasion de revenir sur tous les points évoqués par le PS (même si ce n’est pas moi qui en suis l’objet).

-         Je ne suis évidemment pas opposé au principe des indemnités, dans la mesure où il permet à des gens modestes de participer à la gestion de la cité, et dans la mesure aussi où toute peine mérite salaire.

Ce contre quoi je m’élève en revanche, c’est le cumul des mandats et des indemnités (n’est ce pas M. Montebourg ?) …et leur majoration, tout en pleurant sur la misère du pauvre peuple.

Je ne suis sûrement pas le seul à m’être ému devant la gloutonnerie potentielle des élus puisque le législateur a édicté la règle de l’écrêtage (une fois et demi l’indemnité parlementaire, quand même !)

C’est très bien de reverser 33% de ses indemnités à son parti, mais je répète que Alain H reversait tout, lui, et qu’il n’avait pas de véhicule de fonction.

Je répète à ce propos qu’il est indispensable que, avant de se lancer en politique, toute personne ait fait ses preuves ailleurs, d’abord parce que cela donne une ouverture sur le monde extérieur, ensuite parce que l’on ne se retrouve pas à la merci de celui ou celle qui distribue et reprend les postes.

Ce n’est pas honteux d’être salarié par la mairie, puis par le Conseil Général, mais ce n’est pas très glorieux et cela revient à appartenir à une sorte de Nomenklature avec tous les risques d’excès que l’on connaît.

Les élus du Comité Citoyen exerçaient tous une profession :

S. Weisselberg était prof de maths.

Christine Liétot comédienne

Guillemette Aubry de même.

Joël Roman était rédacteur en chef d’ « Esprit » écrivain et responsable syndical. Il dirige présentement la collection « Pluriel » chez Hachette.

Christophe Bayle était ingénieur télécom.

Dominique Hanrot était chef d’entreprise.

Je dois en oublier mais ces exemples suffisent.

Pour terminer, je mets en garde l’auteur de l’article du journal de Romainville.

Si c’était moi qu’il visait, ce que je ne crois pas, je lui ferais remarquer que ce n’est pas calomnier que de relever des faits tels que :

Les consanguinités et autres concubinages au sein du conseil municipal.

Le népotisme et le clientélisme ambiants.

La majoration des indemnités des élus.

A ce propos, si les élus de notre commune sont moins rémunérés que certains, ils le sont mieux que d’autres ; ne jouons pas sur les mots…

J’ajoute que les indemnités afférentes à certains postes (syndicats d’aménagement par ex) ne sont pas, à ma connaissance, comptabilisés dans l’écrêtement et que d’aucuns doivent ainsi empocher des sommes rondelettes.

Si je me trompe, que nos élus publient le total des sommes qu’ils touchent chaque mois. La voilà la véritable démocratie…

J’ai été bien long et vous ne devez pas être nombreux à m’avoir suivi jusqu’ici.

Je terminerai en répétant que mes écrits visent à faire comprendre que, pour moi, le roi est nu et que derrière les belles phrases se cachent souvent des réalités peu reluisantes.

Je ne m’en prends pas aux individus mais aux personnages publics qui, comme tels, s’exposent aux critiques de leurs compatriotes.

Le philosophe Alain disait que « le citoyen se doit d’être contre les pouvoirs »

et c’est ce à quoi je m’emploie.

J’espère que tu ne m’en voudras pas, mon vieux Stéphane, de ne pas avoir suivi tes conseils de modération.

 

Salut à tous et bonnes vacances, y compris aux socialistes…

François Le Cornec.

 

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M
Je n'ai pas fait l'erreur de parler de salaires.<br /> Merci de mettre "le doigt où ça fait mal" en pointant une partie de la phrase :<br /> "les élus gagnent honnêtement leur vie au service de la population ".<br /> C'est un aveu pour certains, qui n'étaient pas inconnus, que leurs postes étaient "alimentaires" !<br /> Bel exemple de désintéressement pour être au service de la population de manière désintéressé.<br /> Bien sûr « qu’il ne faut pas » avoir plus de revenus que lorsque l’on travail, dans le cas contraire ce n’est plus être au service de la population, mais, exercer un métier avec tous les avantages qui vont avec, et ce n’est pas ce que nos anciens ont voulu ! Par anciens je pense à ceux d’y l’y a 200 ans.<br /> Je ne sais pas s’ils nous voient… mais si c’est le cas, ils doivent en attendre certains et il va y avoir des tartes à 5 doigts au dessert AVEC DU RAB ! Puisque le rasoir n’est plus d’actualité.<br /> <br /> ALLEZ… EN RANGS !
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F
Les mots ont quelques fois leur importance. En ce qui concerne les élus de la république, ils ne perçoivent pas de salaire mais des indemnités. Ce qui veut dire qu'ils sont indemnisés mais de quoi. D'une part des frais occasionnés par leurs fonctions (frais de représentations, de déplacements) et d'autre part du manque à gagner professionnel du à ces mêmes fonctions. Certains prennent des mi-temps, d'autres restreignent leurs activités. C'est, certes, un acquis de la république car il permettait initialement à ceux qui travaillaient de s'occuper de la chose publique sans manque à gagner les postes étant tenus la plupart du temps par des rentiers. mais toute médaille a son revers et celui-ci et que la politique c'est professionnalisé même au plus petit niveau. j"en veut pour preuve la phrase extraite de la tribune PS "les élus gagnent honnêtement leur vie au service de la population". C'est un dévoiement du principe des indemnités. Si l'on suit rigoureusement ce principe :<br /> 1) on ne devrait pas gagner plus au titre des indemnités que ce que l'on gagnerait avec son activité professionnelle (Madame Rivoire, par exemple, ex maire de Noisy n'a pas perçu d'indemnités car étant retraitée elle jugeait qu'elle ne subissait aucune perte de revenu du fait de ses fonctions) Celui qui est indemnisé pour 100% de son temps ( par exemple un maire qui n'exerce aucune autre activité) ne peut en bonne logique, l'être pour 150% voir 200%, non au cumul des indemnités.<br /> Quant aux autres rémunérations auxquelles FLC fait allusion il s'agit en fait de l'équivalent des jetons de présence attribués à ceux qui participent aux conseils d'administration des SA
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M
J'ai lu en entier et il serait pas mal de savoir qui est quoi dans cette municipalité.<br /> par ex. : connaitre pour beaucoup (pas tous, car tous n'en on pas l'intérêt)TOUTES les postes qu'ils occupent.<br /> Si tu nous mettais cela en ligne Patrick, je ne dis pas que cela t'occuperai, mais cela ferai plaisir à tes lecteurs !
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P
<br /> mon cher Maurice cette info que tu reclames et connu de tous, et c est la municipalité elle m^me qui l a publié quelques jours après l'election municpael dans un umero specuiale du journal de<br /> ROMAINVILLE;<br /> <br /> <br />