Conseil Municipal de juin

Certaines séances du Conseil Municipal nous en apprennent long sur la réalité de la vie de notre commune. Ainsi le 25 juin lors de l’examen du dossier de la Dotation de Solidarité urbaine, et des Fonds de Solidarité des Communes de la Région Ile de France. Voici le texte de l’intervention faite par Chantal Guyard, au nom des élus communistes et citoyens. Les chiffres parlent d’eux même comme elle le souligne.
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Madame Le maire,
Comme il vient de nous être rappeler dans le rapport, le Fonds de Solidarité des communes de la Région d’Ile de France et la Dotation de Solidarité Urbaine et de Cohésion Sociale ont été instituées par la loi n°91-429 du 13 mai 1991.
L’une et autre contribuent à améliorer les conditions de vie des habitants des communes urbaines.
En fait ces fonds sont attribués aux collectivités ayant une population qui se paupérise. Aussi, plus cette population s’appauvrit, plus ces fonds augmentent.
Je suis certaine que personne ici ne peut se réjouir, qu’une nouvelle fois, cette année le % de financement, passe de 3.80% en 2006 à 5.38% en 2007 pour la DSU et que pour le FSRIF de 6.32% à 9.06% soit une augmentation de recettes de 95.000 Euros.
Comme nous le constations lors des votes du compte administratif et du BP 2008, la population romainvilloise s’appauvrit chaque année d’avantage.
Aussi, afin de satisfaire au mieux aux conditions de vie des Romainvillois, la ville doit opérer à des choix quant à l’utilisation des fonds.
Nous avons calculé, comme l’année dernière, le % de financement consacré aux différents domaines d’interventions :
· 54.84% pour l’aménagement urbain (dont 48,46% pour les seuls travaux de voirie)
· 16, 88% pour le secteur éducatif
· 13.51% pour le secteur sportif
· 8.14 % pour le secteur culturel
· 6.40 % uniquement pour le secteur social avec, comme en 2006, la restructuration de la maison des retraités qui, je le rappelle, n’est pas une maison de retraite
· 0.22 % pour le logement
Comme l’année précédente, force est de constater que les choix municipaux sont révélateurs de l’intérêt porté au social dans cette ville.
Certes, la réhabilitation de certaines de nos rues était nécessaire, mais était-ce judicieux d’utiliser ces dotations pour les financer.
Aussi, cette répartition ne nous convenant pas, une nouvelle fois, nous nous abstiendrons sur ce dossier.