Le Pere François écrit a G Calzettoni
Romainville, le 23 06 2008
Les propos du père François
La commedia dell’arte continue à Romainville et le brave Gerald Calzettoni –au nom prédestiné- y tient sa partie sinon avec talent, du moins avec persévérance et exaltation.
Voici ce que m’ont narré un enseignant et deux parents d’élèves de l’école Cachin :
Il y a peu (voici environ un mois), se tenait le conseil d’école de cet établissement scolaire.
La réunion suivait son petit bonhomme de chemin quand un parent d’élève, qui se trouve être de nos amis, souleva innocemment un problème très simple : les effectifs d’élèves ayant atteint, semble-t-il un niveau suffisant, il allait être possible de demander l’ouverture d’une classe supplémentaire à l’école Cachin.
Quelle serait, demanda-t-il au représentant de la municipalité, la position de la mairie dans cette affaire ?
Ce représentant, c’était justement le pauvre Gérald.
Alors qu’il s’était comporté jusque-là plutôt placidement, voilà que soudain, tel le gentil taureau de Walt Disney piqué à un endroit sensible par une guêpe, il devint subitement furieux et atteignant à l’instant un état de rage paroxystique, il qualifia la question du parent d’élève (que je vous ai citée intégralement) de « provocation ».
La majorité de l’assistance s’étant récriée et ayant soutenu la position (modeste et de bon sens) du parent d’élève, ce sacré Gérald passa le braquet supérieur et mit nommément en cause notre ami Stéphane Weisselberg, accusant le parent d’être son sous-marin.
En psychiatrie, cela s’appelle de la paranoïa.
Attention, mon petit Gérald. A trop vouloir en faire, on retourne l’opinion contre soi, et si ton attitude, en général, nous divertit car tu as indéniablement le sens du comique…involontaire, tu devrais prendre garde de ne pas aller trop loin, car si tu nous fâchais, tu pourrais finir par le regretter.
Pour le moment, tu te contentes d’être ridicule. Fais attention de ne pas devenir odieux.
Je te rappelle enfin que la qualité première du bouffon est de savoir ne pas trop en faire et de rester à sa place, à peine d’indisposer son maître.
Salut.
François Le Cornec