A Herrero analyse...
Constats de Campagne
Les assauts à fleurets mouchetés que nous proposent les élites politiques font naître des sentiments de révulsion chez bon nombre d?entre nous. Et pourtant, depuis des années, nous en avons vu !!!
Souvenez vous :
En 1962, le PCF majoritaire à gauche avec ses 22% d'électeurs lançait sa stratégie de rassemblement de la Gauche. Lors d?élections législatives et municipales, la direction du PCF permettait l?élection de Députés et de Maires socialistes, en se désistant à leur profit, pour qu?ils puissent exister.
En 1972, le PCF imposait la signature d?un Programme Commun de Gouvernement.
En 1981, François Mitterand était élu Président de la République grâce à l'apport des 4,5 millions de voix communistes. Il était donc légitime que des Communistes entrent dans son gouvernement.
Peu après, devant l?Internationale Socialiste, François Mitterand déclarait « que la participation des communistes au gouvernement lui permettait de récupérer 3 millions de leurs électeurs ».
En 1997 , après les échecs électoraux successifs du PCF, Robert Hue, alors secrétaire Général se lance dans une « mutation du Parti » dont l?objectif final était en fait de se fonder dans une des multiples tendances du PS . A nouveau des communistes entrent dans le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Ce même gouvernement de la gauche plurielle n'a fait que mener une politique en rapport avec les critères capitalistes et, par l?intermédiaire du pacte de stabilité, a conduit aux privatisations, déréglementations et flexibilités en tout genre.
En 2002, l?échec électoral aurait du clarifier la situation et amener à un nouveau « Projet de Gauche » pour la France. Or rien n'a été changé de la part des socialistes et des communistes.
Au contraire avec le Projet de Constitution Européenne les socialistes confirmaient leurs véritables objectifs qui incontestablement étaient d?adhérer à la politique impérialiste du Capital Financier. La majorité des socialistes se prononçant pour une Europe libérale . Et ce n?est pas par hasard que l?OMC et le FMI aient choisi comme présidents deux socialistes ,Pascal Lami et Dominique Strauss-Khan, pour défendre les valeurs de l?ultralibéralisme et du Capital.
Ces derniers jours, l?épisode de la ratification du « Traité de Lisbonne » enlève toute illusion sur la volonté du PS de vouloir changer les choses en France et en Europe.
Aujourd?hui ils sont décomplexés :
Le reniement des engagements de la Campagne Présidentielle sur le référendum et le pitoyable comportement des Élus socialistes au Congrès de Versailles ainsi qu?à l?Assemblée Nationale et au Sénat, nous confirment que les « débauchages » de Socialistes par SARKOZY ne sont pas des péripéties. Sans les 40 députés et sénateurs socialistes, le Traité Européen , n'aurait pu être ratifié et passé en force contre l'avis populaire . Ce n'est pas non plus le ralliement de Ségolène ROYAL aux propositions « très bruxelloises» de Jacques ATTALI qui peut nous rassurer sur leur conviction de gauche! Surtout lorsque nous savons que la tête
pensante du PS royaliste a pour modèle Tony Blair !!
A ce constat il faut ajouter l?attitude de certains socialistes ( toutes tendances confondues) à l'approche des prochaines Élections Municipales et Cantonales qui confirme la stratégie du PS : Éliminer toute résistance à sa gauche et maintenir une hégémonie qui permettrait pour le système capitaliste en place, une alternance sans danger.
Ces nouvelles élections mettent encore plus en lumière, le peu de cas que fait le PS du sort de nos populations.
Les accords se font tantôt avec l?UMP comme à Pau et à Grenoble , tantôt avec la Droite Centriste, tantôt avec les verts et tantôt avec les communistes .Les socialistes sèment volontairement la confusion sur les véritables solutions à apporter aux difficultés ressenties par la majorité d?entre nous.
Dans notre département, le chef de file du PS, le député Claude Bartolone, ne masque pas les ambitions de son parti pour ravir le Conseil Général au PCF. Les principaux adversaires du PS sont bien les Communistes car dans la plupart des villes de la Seine Saint Denis, les socialistes créent des listes dissidentes face aux Communistes en place, cela même au Blanc-Mesnil, devant Marie George BUFFET , Secrétaire Nationale du PCF. Toujours au nom de la modernité, Claude Bartolone joue les diviseurs de la gauche. Il cache sous ce vocable des ambitions personnelles qui ouvrent les portes de certaines de nos villes et du département à la Droite.
Dès lors, se pose à ceux qui ont le désir de voir un Changement réel de politique, la question d'une stratégie de rassemblement, alors que depuis 27 ans, le PS ne cesse de manoeuvrer pour nous amener dans le mur !Nous ne pouvons pas nous cacher sous le thème de la République en danger. Aujourd'hui le Parti Socialiste est bien un parti social-démocrate non anticapitaliste et non de gauche. Le désistement systématique envers la liste du PS ne doit plus avoir lieu !
Ainsi à Romainville, le Parti Socialiste partage la responsabilité de la Direction Municipale. Les socialistes romainvillois approuvent la destruction de 423 logements de la cité Marcel Cachin, la disparition d'une grande part du patrimoine municipal, la non scolarisation des enfants de l'hôtel les Balladins, la léthargie actuelle et permanente de la vie associative,sportive et culturelle.
Les socialistes approuvent la modification urbanistique de Romainville qui se caractérise par un renchérissement du foncier, en favorisant la spéculation immobilière et les changements de population à travers la casse du logement social. Ils approuvent le plan de circulation urbaine complètement aberrant qui conduit à la multiplication des embouteillages et par conséquence à l'augmentation de la pollution atmosphérique. Les socialistes ont contribué à l'augmentation démesurée de l?endettement de la ville, déjà chiffré à plus de 47% depuis 2001, alors que les grosses dépenses de réfections des rues, ORU et équipements divers, ne sont pas encore prises en compte . Leurs répercussions sur les impôts locaux seront effectifs dans les années à venir. Qu'en est -il devenu de notre devise « Quand une ville est aussi village » ?
VOILA LA REALITE : LE GRAND SILENCE DE NOS ELITES POLITIQUES LOCALES NOUS DECHIRE LES OREILLES !
Doit-on attendre l?enterrement du Parti Communiste Français en lisant le livre d?Alain Badiou «De quoi Sarkozy est-Il le nom », tout en nous demandant « De quoi le P.S. est-il le nom » ?
Alain HERRERO
Souvenez vous :
En 1962, le PCF majoritaire à gauche avec ses 22% d'électeurs lançait sa stratégie de rassemblement de la Gauche. Lors d?élections législatives et municipales, la direction du PCF permettait l?élection de Députés et de Maires socialistes, en se désistant à leur profit, pour qu?ils puissent exister.
En 1972, le PCF imposait la signature d?un Programme Commun de Gouvernement.
En 1981, François Mitterand était élu Président de la République grâce à l'apport des 4,5 millions de voix communistes. Il était donc légitime que des Communistes entrent dans son gouvernement.
Peu après, devant l?Internationale Socialiste, François Mitterand déclarait « que la participation des communistes au gouvernement lui permettait de récupérer 3 millions de leurs électeurs ».
En 1997 , après les échecs électoraux successifs du PCF, Robert Hue, alors secrétaire Général se lance dans une « mutation du Parti » dont l?objectif final était en fait de se fonder dans une des multiples tendances du PS . A nouveau des communistes entrent dans le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Ce même gouvernement de la gauche plurielle n'a fait que mener une politique en rapport avec les critères capitalistes et, par l?intermédiaire du pacte de stabilité, a conduit aux privatisations, déréglementations et flexibilités en tout genre.
En 2002, l?échec électoral aurait du clarifier la situation et amener à un nouveau « Projet de Gauche » pour la France. Or rien n'a été changé de la part des socialistes et des communistes.
Au contraire avec le Projet de Constitution Européenne les socialistes confirmaient leurs véritables objectifs qui incontestablement étaient d?adhérer à la politique impérialiste du Capital Financier. La majorité des socialistes se prononçant pour une Europe libérale . Et ce n?est pas par hasard que l?OMC et le FMI aient choisi comme présidents deux socialistes ,Pascal Lami et Dominique Strauss-Khan, pour défendre les valeurs de l?ultralibéralisme et du Capital.
Ces derniers jours, l?épisode de la ratification du « Traité de Lisbonne » enlève toute illusion sur la volonté du PS de vouloir changer les choses en France et en Europe.
Aujourd?hui ils sont décomplexés :
Le reniement des engagements de la Campagne Présidentielle sur le référendum et le pitoyable comportement des Élus socialistes au Congrès de Versailles ainsi qu?à l?Assemblée Nationale et au Sénat, nous confirment que les « débauchages » de Socialistes par SARKOZY ne sont pas des péripéties. Sans les 40 députés et sénateurs socialistes, le Traité Européen , n'aurait pu être ratifié et passé en force contre l'avis populaire . Ce n'est pas non plus le ralliement de Ségolène ROYAL aux propositions « très bruxelloises» de Jacques ATTALI qui peut nous rassurer sur leur conviction de gauche! Surtout lorsque nous savons que la tête
pensante du PS royaliste a pour modèle Tony Blair !!
A ce constat il faut ajouter l?attitude de certains socialistes ( toutes tendances confondues) à l'approche des prochaines Élections Municipales et Cantonales qui confirme la stratégie du PS : Éliminer toute résistance à sa gauche et maintenir une hégémonie qui permettrait pour le système capitaliste en place, une alternance sans danger.
Ces nouvelles élections mettent encore plus en lumière, le peu de cas que fait le PS du sort de nos populations.
Les accords se font tantôt avec l?UMP comme à Pau et à Grenoble , tantôt avec la Droite Centriste, tantôt avec les verts et tantôt avec les communistes .Les socialistes sèment volontairement la confusion sur les véritables solutions à apporter aux difficultés ressenties par la majorité d?entre nous.
Dans notre département, le chef de file du PS, le député Claude Bartolone, ne masque pas les ambitions de son parti pour ravir le Conseil Général au PCF. Les principaux adversaires du PS sont bien les Communistes car dans la plupart des villes de la Seine Saint Denis, les socialistes créent des listes dissidentes face aux Communistes en place, cela même au Blanc-Mesnil, devant Marie George BUFFET , Secrétaire Nationale du PCF. Toujours au nom de la modernité, Claude Bartolone joue les diviseurs de la gauche. Il cache sous ce vocable des ambitions personnelles qui ouvrent les portes de certaines de nos villes et du département à la Droite.
Dès lors, se pose à ceux qui ont le désir de voir un Changement réel de politique, la question d'une stratégie de rassemblement, alors que depuis 27 ans, le PS ne cesse de manoeuvrer pour nous amener dans le mur !Nous ne pouvons pas nous cacher sous le thème de la République en danger. Aujourd'hui le Parti Socialiste est bien un parti social-démocrate non anticapitaliste et non de gauche. Le désistement systématique envers la liste du PS ne doit plus avoir lieu !
Ainsi à Romainville, le Parti Socialiste partage la responsabilité de la Direction Municipale. Les socialistes romainvillois approuvent la destruction de 423 logements de la cité Marcel Cachin, la disparition d'une grande part du patrimoine municipal, la non scolarisation des enfants de l'hôtel les Balladins, la léthargie actuelle et permanente de la vie associative,sportive et culturelle.
Les socialistes approuvent la modification urbanistique de Romainville qui se caractérise par un renchérissement du foncier, en favorisant la spéculation immobilière et les changements de population à travers la casse du logement social. Ils approuvent le plan de circulation urbaine complètement aberrant qui conduit à la multiplication des embouteillages et par conséquence à l'augmentation de la pollution atmosphérique. Les socialistes ont contribué à l'augmentation démesurée de l?endettement de la ville, déjà chiffré à plus de 47% depuis 2001, alors que les grosses dépenses de réfections des rues, ORU et équipements divers, ne sont pas encore prises en compte . Leurs répercussions sur les impôts locaux seront effectifs dans les années à venir. Qu'en est -il devenu de notre devise « Quand une ville est aussi village » ?
VOILA LA REALITE : LE GRAND SILENCE DE NOS ELITES POLITIQUES LOCALES NOUS DECHIRE LES OREILLES !
Doit-on attendre l?enterrement du Parti Communiste Français en lisant le livre d?Alain Badiou «De quoi Sarkozy est-Il le nom », tout en nous demandant « De quoi le P.S. est-il le nom » ?
Alain HERRERO
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