Romainville le 16 novembre 2009
Propos du père François
Moi, si je gagnais un procès, je serais ravi de le faire savoir à tout le monde, principalement à mes adversaires, mais aussi à mes amis.
Voici les faits : la Confédération nationale du logement (CNL) 93 ayant triomphé en justice de l’Office public de l’habitat (OPH) de Romainville (présidé par le concubin magnifique) , ce dernier a été condamné à restituer à cette dernière le troisième siège dont elle aurait du disposer au conseil d’administration et qui avait été attribué à la Confédération syndicale des familles (CSF), laquelle a donc du le restituer.
Pour un succès, ce fut un succès et on pouvait donc s’attendre à ce que notre CNL fasse connaître cette victoire à tous nos concitoyens, et en particulier à ses électeurs.
Or, rien n’est venu et cette discrétion –méritoire- peut au bout du compte amener à se poser des questions….
Quoi qu’il en soit, je me suis chargé pour eux de la publicité…et je continue.
Le 27 septembre, alors que le jugement avait été rendu le 23 juillet, ayant donc été mis au courant par un de mes informateurs préférés, j’en informai à mon tour mes lecteurs, me trompant d’ailleurs sur la CSF que je qualifiais d’organisation créée pour l’occasion, alors qu’elle a pignon sur rue, joue un rôle reconnu mais n’a peut-être pas pour but premier de représenter les locataires.
Mon mail me valait une vive réaction du responsable local de la CSF, réaction a priori justifiée, sauf que la véhémence inutile de son ton (il parlait de « propos diffamatoires », d’ »aigreurs » et de « marché du centre) ce qui ne faisait pas vraiment avancer le schmilblick, m’a mis la puce à l’oreille.
Plus révélatrice était sa phrase : « nous n’avons accepté ce poste au conseil d’administration que timidement et dans un cadre réglementaire qui n’était pas clair »
J’ai cru entendre par là que la CSF avait été démarchée (devinez par qui) pour tenter d’obtenir que la CNL ne remporte pas le 3° siège qui devait lui revenir.
De là à penser que la candidate de la CSF était une fidèle du « duo » alors que le représentant éliminé (mais finalement élu) de la CNL appartenait plutôt à l’opposition, il n’y a qu’un pas qu’on pourrait franchir assez facilement.
J’en ai également conclu que la CSF était consciente du caractère tordu (« peu clair ») de la démarche.
Dès lors, la CSF (à qui j’ai rendu justice par un propos du 8 Octobre) avait dans le meilleur des cas été instrumentalisée, car je ne veux pas croire qu’elle ait été complice.
Dans le même propos, j’annonçais que je publierais les attendus du jugement si je parvenais à me les procurer.
Ca n’a pas été facile, ça m’a coûté 5 euros…et je ne les publierai pas car ils sont beaucoup trop longs et touffus.
Je les tiens en revanche à la disposition de qui voudra les lire ou les publier car je suis toujours ravi de prendre la municipalité la main dans le sac.
Je vais seulement les réduire ici à leur plus simple expression :
Aux élections des représentants des locataires qui se sont déroulées les 9 et 16 mars 2008, la CNL a obtenu 520 voix sur les 746 exprimées, la CLCV 117, la CSF 60 et FO 49.
A partir de là, par un habile tour de passe-passe, le conseil d’administration, sur proposition de son président (Champion), avait attribué 2sièges à la CNL, 1 à la CLCV et un à la CSF .
On peut jusque là penser à une simple erreur, mais, lorsque la CNL a démontré son bon droit (elle contestait la façon dont avait été appliquée la méthode du plus fort reste que la municipalité connaît bien pour l’appliquer en son sein), et que le président de l’OPH s’est obstiné dans son erreur, il ne restait plus qu’à plaider…et à gagner
La CNL a obtenu son 3° siège et la CSF a perdu le sien.
Certes, comme le disait mon informateur, il est peut-être dommage que l’OPH ait été condamné à verser à la CNL la somme de 800 euros, mais sait-il que l’OPH demandait, lui, au tribunal que la CNL soit condamnée à payer 4000 euros « au titre de l’art L-761-1 du code de justice administrative » plus une amende pour « recours abusif ». (il a heureusement été débouté).
On peut ajouter à cela que l’élection du président de l’OPH, du vice-président du conseil d’administration et des membres du bureau, la délégation du directeur général de l’office et celle du président ont été annulées.
Tel est pris qui croyait prendre et, comme gâchis, on ne fait pas mieux. Bravo, M. Champion.
Je conclurai de tour cela que, avec méticulosité et obstination, notre duo continue à tisser sa toile. Moralité : il ne faut jamais cesser de les surveiller et de tenter de les contrer. L’exemple de l’OPH montre que l’on peut arriver à les faire reculer. Salut à tous.
François Le Cornec

Derniers Commentaires